Le petit William a été mordu par un chien dans un service de garde à Orford mardi. On l’aperçoit ici en compagnie de sa mère Katherine Plante, de sa sœur Eva Rose Racine et de son père Jonathan Racine.

Un enfant mordu par un chien dans une garderie

Un enfant de quatre ans a été mordu au visage par un chien dans une garderie en milieu familial associé au bureau coordonnateur du CPE L’Enfant-Do, à Magog, mardi. La propriétaire du service de garde en milieu familial, Jane Howell, a déjà reçu un constat d’infraction de 646 $ de la part de la Régie de police Memphrémagog et l’animal fautif subira une évaluation comportementale.

La Régie de police Memphrémagog a été informée mardi, en fin de journée, qu’un enfant fréquentant une garderie située au 1476 du chemin Alfred-Desrochers, à Orford, présentait des marques de morsure au visage. Les policiers ont rapidement réagi en donnant un constat d’infraction.

Signe que le dossier est jugé sérieux, les policiers ont ouvert une enquête dans le but de déterminer « si une accusation de négligence criminelle mérite d’être déposée au bureau du Directeur des poursuites criminelles et pénales » concernant cette affaire.

La morsure subie par le jeune William a laissé des traces sur son nez et près de sa bouche. Tout laisse croire qu’il ne gardera pas de séquelles, mais ses parents estiment que la gardienne d’enfants a fait preuve de négligence.

« C’est arrivé mardi et personne ne nous a appelés par la suite. On l’a appris en allant chercher notre enfant, à la fin de la journée, et la responsable du service de garde nous a dit qu’il s’agissait simplement d’un petit accident en expliquant l’événement. C’est sûr que mon fils ne retournera pas là », déclare Katherine Plante, la mère du garçonnet.

Selon la version obtenue par la mère, l’enfant se trouvait dans la cuisine quand il s’est approché du chien pour le flatter. La bête aurait alors réagi impulsivement.

À première vue, il est difficile de comprendre pourquoi le bambin a pu s’approcher de la bête puisqu’il avait vraisemblablement été convenu avec Jane Howell que William ne devait jamais se trouver en présence des chiens vivant sur la propriété. « C’est inscrit dans le contrat qu’on a signé avec ce service de garde », révèle Mme Plante.

On aperçoit sur cette photo les marques laissées au visage de William par les crocs du chien.

D’autres incidents

Katherine Plante et son conjoint, Jonathan Racine, ont encaissé le coup d’autant plus durement qu’il y aurait eu des signes avant-coureurs durant les mois et années ayant précédé l’incident de mardi.

« Le premier épisode est survenu quand j’ai été mordu au tibia par un caniche sur cette propriété. On en était venu à une entente à l’amiable qui m’avait satisfaite et l’animal avait été euthanasié », relate Mme Plante.

Plus tard, les deux parents de même qu’un des grands-parents de William auraient été « chargés » par le chien au cœur de l’incident de mardi. L’animal a ensuite souvent été attaché à la corde à linge, sans compter qu’un enclos a été aménagé.

« On a fait des démarches auprès du bureau coordonnateur des garderies familiales du secteur. Mais le bureau n’avait pas vu de problème et nous avait prévenus qu’il devrait révéler d’où venait la plainte à la responsable du service, si on voulait aller plus loin. Ce n’était pas ce qu’on souhaitait, évidemment. »

Dans la foulée, le couple aurait essayé d’alerter le ministère de la Famille du Québec. Toutefois, le Ministère lui aurait demandé de plutôt s’adresser au bureau coordonnateur.

Notons que La Tribune a tenté en vain de contacter la directrice générale du CPE L’Enfant-Do, Martine Désilets, mercredi. Mme Howell a pour sa part refusé de répondre aux questions de La Tribune. Elle a seulement affirmé que le dossier lui semblait « bien exagéré » lors du passage du journal à son domicile.

La SPA de l’Estrie

Ayant des caractéristiques rappelant les chiens boxers, l’animal qui a mordu le bambin sera évalué par la Société protectrice des animaux (SPA) de l’Estrie. L’objectif est de savoir s’il présente un risque important pour la population.

« Il est à la SPA à Sherbrooke. C’est la police qui nous a contactés et on fera une évaluation comportementale », confirme Marie-Pierre Quirion, la porte-parole de l’organisme.

Une fois qu’on saura à quel point l’animal est dangereux, on déterminera la suite des choses en fonction des règlements municipaux en vigueur. L’euthanasie est possible dans certains cas, mais il arrive également que de simples recommandations soient transmises aux propriétaires.

Un enclos a été aménagé pour les chiens à côté de la maison de Jane Howell, propriétaire d’un service de garde en milieu familial à Orford.