En 24 matchs cette saison, Alexie Guay présente la meilleure fiche chez les défenseures de l’équipe féminine de Boston College.
En 24 matchs cette saison, Alexie Guay présente la meilleure fiche chez les défenseures de l’équipe féminine de Boston College.

Un début retentissant pour Alexie Guay

Jean-Guy Rancourt
Jean-Guy Rancourt
La Tribune
Entrée réussie pour la Magogoise Alexie Guay en sol américain avec la formation universitaire féminine de Boston College, membre de la NCAA, division 1.

Courtisée par plusieurs universités américaines lorsqu’elle portait les couleurs des Spartans du Collège de Stanstead, Alexis Guay avait opté pour Boston College qui lui a consenti une bourse complète de quatre ans. L’équipe féminine de Boston College se félicite de cette belle prise.

Avec 13 points, dont deux buts, à sa fiche, Alexie Guay est première marqueuse chez les défenseures de l’équipe après 24 parties. Guay, qui vient tout juste de souffler 19 chandelles, connaît donc des débuts retentissants en dépit de son statut de recrue.

« C’est un fait que la plupart des filles sont plus âgées que moi, mais je me suis retrouvée fréquemment dans ce genre de situation depuis que je joue au hockey. Je suis habituée d’être parmi les plus jeunes. J’ai bénéficié de beaucoup de temps de glace dès le départ. Cela m’a certainement aidé à m’adapter plus rapidement au calibre de jeu », confie-t-elle.

Sur le plan collectif, le Boston College a traversé une séquence plus difficile dernièrement, mais la confiance règne à bord. « On a connu une baisse de régime, mais les choses se replacent. On travaille tellement fort dans les entraînements. On va trouver la formule gagnante », souligne Alexie Guay.

Sérieux

Celle-ci a vite fait de réaliser que le hockey féminin universitaire, c’est du sérieux chez nos voisins du Sud. « Nous sommes traitées comme des professionnelles et en retour on doit se compoter, s’entraîner et jouer comme tel. Le sport universitaire fait partie de la culture américaine. Le hockey féminin universitaire se développe à un rythme effarant et devient un objectif à la portée des jeunes filles sérieuses. Prendre la route américaine a été une de mes meilleures décisions. J’adore mon expérience jusqu’à maintenant et le niveau de compétition est à la hauteur de mes attentes », avoue celle qui vit également un changement majeur comme étudiante.

« C’est ma première année à l’université. Jumeler le hockey et les études universitaires demande énormément de discipline. Mon agenda est rempli du matin au soir. C’est essoufflant, mais c’est correct. C’est une école de vie et je m’y plais. »

Hockey Canada

Alexie Guay fait toujours partie des plans d’avenir de Hockey Canada. Impensable de l’ignorer quand on sait qu’elle fut la pierre angulaire de l’équipe canadienne qui a récolté l’or au Championnat mondial féminin des moins de 18 ans en janvier 2019. « Je suis toujours dans le programme canadien. La prochaine étape est prévue au mois de mai avec la tenue du camp de conditionnement physique de l’équipe nationale U22. L’équipe nationale senior demeure l’objectif ultime », fait-elle valoir.

L’ex-olympienne Sarah Vaillancourt, qui l’avait dirigée deux ans à Stanstead, avait déjà affirmé que son talent, sa détermination, sa passion et sa vision du jeu exceptionnelle la plaçaient dans une classe à part. Les Américains la découvrent à leur tour.

Patrick et Nicolas

Alexie Guay, on le sait, est la sœur de Patrick et Nicolas, respectivement du Phœnix de Sherbrooke et de l’Océanic de Rimouski. Même si des centaines de kilomètres la séparent de ses frères, Alexie Guay continue de les suivre à distance. « Je réussis à leur parler quand même assez souvent. On se motive et on se pousse comme si nous étions encore tous les trois à la maison familiale. C’est difficile d’être loin de ma famille et de la voir si peu souvent. De savoir que mes frères arrivent encore à se surpasser au hockey me réconforte. »

Gageons que les deux frères sont aussi très fiers de leur sœur Alexie.