Ayant reçu un diagnostic de maladie de Lyme, Nadia Labbé souhaite se rendre en Allemagne pour obtenir des traitements spécialisés. Elle est accompagée de son père Gabriel Labbé.

Un combat de chaque instant contre la maladie de Lyme

Contracter la maladie de Lyme peut se transformer en un véritable cauchemar, surtout au Québec où les connaissances des médecins en lien avec cette pathologie demeurent limitées. La Magogoise Nadia Labbé est convaincue d’être atteinte par cette maladie transmise par une tique, mais devra vraisemblablement s’envoler pour l’Allemagne pour enfin avoir droit aux traitements qu’elle désire.

Ayant obtenu plusieurs consultations médicales ces dernières années, Nadia Labbé n’a jamais reçu un diagnostic de maladie de Lyme de la part d’un médecin québécois. Mais des prélèvements faits sur elle, l’an dernier, ont été acheminés en Allemagne et les résultats étaient semble-t-il sans équivoque.

Les symptômes présents chez la jeune femme sont nombreux : vision floue, perte d’équilibre, fourmillements, migraines très fréquentes, maux de cœur, douleurs « migratoires » et davantage encore. Son état l’a même obligée à séjourner à l’hôpital quelques fois récemment.

« Les médecins que j’ai consultés m’ont trouvé différentes choses, confie-t-elle. On m’a par exemple dit que j’étais probablement enceinte, que j’avais la fibromyalgie, la migraine, des problèmes d’estomac et autres. C’est finalement un chiropraticien de Magog qui m’a recommandée à une clinique de prélèvement et qui m’a permis indirectement d’avoir un diagnostic. »

Nadia Labbé croit avoir été infectée lors d’un « voyage missionnaire » en République tchèque en 2013. Pendant son séjour là-bas, elle aurait été piquée par une tique sur son bras gauche, mais aurait retiré l’insecte dans les heures ayant suivi la piqûre.

« J’ai d’abord pensé que je n’avais pas à m’inquiéter parce que la tique avait été enlevée de mon bras rapidement. Par contre, j’ai appris plus tard que, dans de très, très rares cas, des gens peuvent avoir des symptômes de la maladie même si le retrait de l’insecte s’est fait vite », explique Mme Labbé.

Son état s’est graduellement détérioré après 2013 et, puisque les symptômes s’aggravaient, la Magogoise a poussé ses recherches plus loin et a commencé à consulter des médecins. En parallèle, elle a terminé ses études secondaires, non sans difficulté, et réfléchi à son avenir professionnel.

En janvier, elle prévoyait amorcer des études pour devenir infirmière. Elle a toutefois décidé de remettre ce projet à plus tard en raison de son état. Elle a par surcroît quitté un emploi de superviseure dans un restaurant à cause des efforts que ce travail exigeait d’elle et du stress qu’il lui procurait.

« Je suis maintenant chez Wal-Mart. J’ai été très bien accueillie par ce magasin. Malheureusement, j’ai de la difficulté à travailler pendant plus de 20 à 25 heures par semaine. J’étais pourtant une fille très active avant. C’est frustrant de ne plus avoir l’énergie et la force pour continuer comme avant. »


« Des gens peuvent avoir des symptômes même si le retrait de l’insecte s’est fait vite. »
Nadia Labbé

En Allemagne

Avant de choisir de se rendre en Allemagne pour des traitements spécialisés, Nadia Labbé a envisagé la possibilité de se faire soigner aux États-Unis, où on connaît davantage la maladie de Lyme qu’au Québec. Elle en est finalement arrivée à la conclusion que les spécialistes allemands étaient plus solides encore et qu’il lui en coûterait pratiquement le même prix d’opter pour une clinique en Allemagne. Elle évalue le coût des traitements et du voyage prévus à 30 000 $.

« En Allemagne, elle aura un traitement-choc d’hyperthermie pour relancer son système immunitaire. Elle prendra ensuite des antibiotiques durant plusieurs mois. Ce sont habituellement de cas avancés qui ont ce traitement et 90 pour cent des gens guériraient ou constateraient une bonne amélioration de leur état », explique le père de la jeune femme, Gabriel Labbé.

Les personnes qui désireraient venir en aide à la Magogoise peuvent le faire en se rendant sur le site internet suivant : onedollargift.com. De plus, une vente-débarras ayant pour objectif d’amasser des fonds pour la supporter aura lieu le 19 mai au 281 de la rue Saint-Patrice Est, à Magog. Il est possible de téléphoner au 819 868-2872 ou au 819 349-6871 pour obtenir de plus amples informations et offrir des objets pour la vente.