Le Cercle de fermières de Magog connaît des heures difficiles. L’organisme occupait des locaux dans l’ancienne école de La Relance, mais il est désormais « itinérant » aux yeux de sa présidente, Francine Langlois.

Un cercle de fermières «itinérant» à Magog

Le Cercle de fermières de Magog connaît des heures difficiles. L’organisme occupait des locaux dans l’ancienne école de La Relance, mais il est désormais « itinérant » aux yeux de sa présidente, Francine Langlois.

Plusieurs membres du Cercle de fermières de Magog ont assisté à la dernière assemblée du conseil municipal de Magog, tenue lundi. Mme Langlois s’est alors présentée au micro pour exposer la situation dans laquelle se retrouve son organisme.

« Nous avons un urgent besoin de nous trouver un local d’environ 100 mètres carrés afin de continuer nos activités et notre implication dans la communauté. Présentement, nos sept métiers à tisser et nos neuf machines à coudre ainsi que tous les biens de notre cercle sont entreposés et toutes nos activités interrompues », a déploré Mme Langlois.

La présidente du Cercle de fermières de Magog affirme que ses collègues et elle-même ont tenté de dénicher de nouveaux locaux en sol magogois, mais sans succès. Dans plusieurs cas, les tarifs de location étaient tout simplement trop onéreux pour l’organisme.

« Nous avons effectué un sondage auprès de 20 cercles de fermières de notre fédération et ceux-ci sont en grande majorité hébergés et appuyés par leur municipalité », a révélé Francine Langlois, en notant qu’aucun des groupes sondés ne paie plus de 1800 $ par année pour ses locaux.

Choix hasardeux

Durant les 20 dernières années, les locaux qu’occupait le Cercle de fermières de Magog étaient fournis gratuitement par la Commission scolaire des Sommets. L’organisme n’aurait jamais demandé d’aide à la Ville de Magog pour se loger dans le passé.

« La mairesse m’a mentionné que nous pourrions faire une demande de subvention pour le loyer et qu’elle la soumettrait au conseil municipal. Mais nous trouvons bien hasardeux de signer un bail quand on considère le coût élevé des locaux et nos moyens plus que limités. Qui plus est, nous ignorons le montant qui nous serait attribué et s’il serait récurrent », a fait valoir Mme Langlois.

Durant son allocution au micro, Francine Langlois a par ailleurs mentionné que le Cercle de fermières de Magog est le plus important cercle des fermières de l’Estrie. Il en est à sa 85e année d’existence et comptait 160 membres en juin dernier.

Le Cercle de Magog tricote notamment des bas et des tuques pour les paniers de Noël des Chevaliers de Colomb. Il organise également le Salon de l’artisanat de Magog et offre du support à différentes autres organisations locales.