Un commerce de type beer garden pourrait apparaître à l’angle des rues Pincipale Ouest et Merry Nord, à Magog, dans un horizon de quelques mois.

Un beer garden au centre-ville à Magog?

L’intersection des rues Principale Ouest et Merry Nord à Magog pourrait changer de visage à court terme. Un couple d’entrepreneurs propose en effet d’installer un commerce de type beer garden sur un terrain vacant situé à cet endroit.

Du point de vue des infrastructures, le projet d’Emmanuelle Ouimet et Ian Jeffrey est minimaliste. Pas question de construire un large édifice, car l’essentiel des activités qui seraient offertes à la clientèle, au Lovering, se déroulerait à l’extérieur.

Ceinturé d’une clôture, le terrain accueillerait un conteneur maritime, lequel abriterait une partie des activités commerciales de l’entreprise. Un terrain de pétanque et un autre de fer seraient aménagés sur le site, où on retrouverait par surcroît des tables à pique-nique ainsi qu’un espace pour allumer un feu de joie.

« Le beer garden, c’est un concept d’origine allemande, indique Ian Jeffrey. Nous avons découvert ça quand on habitait à San Francisco et ça faisait un moment qu’on se disait que ce serait bien d’en créer un sur ce terrain au centre de Magog. »

Avant d’enclencher formellement la mise en œuvre de son projet, le couple a approché le propriétaire du terrain vacant, l’homme d’affaires Gilles Bélanger, qui aurait rapidement démontré de l’intérêt.

« Les beer gardens sont souvent installés en milieu urbain, remarque M. Jeffrey. Le lieu qu’on a sélectionné est situé à un endroit stratégique, qui relie deux portions du centre-ville et où il y a pas mal d’action. »

Bien que la traduction anglaise du mot bière se trouve dans le nom du concept proposé, les promoteurs n’ont pas l’intention d’offrir une vaste sélection d’alcools à la clientèle. Seulement quelques bières, vins et cidre seraient en vente au Lovering.

Bien intégré

Ian Jeffrey est par ailleurs persuadé que les éventuelles installations du Lovering s’intégreraient harmonieusement au secteur ciblé pour son implantation. Il mentionne à ce sujet que des architectes ont été embauchés pour que le produit livré soit le plus attrayant possible au plan visuel.

Dans la foulée, il précise que la maquette du projet présentée à la Ville de Magog et rendue publique reflète ce que sa partenaire et lui désirent réaliser. Mais il ajoute qu’il ne s’agit pas du design définitif.

« Si on ne fait pas ça à cet endroit, ce sera un truc 100 pour cent commercial comme un Starbucks, par exemple, qui se retrouvera éventuellement là. Ça n’amènerait aucun cachet. Est-ce que c’est ça qu’on voudrait? »

M. Jeffrey ouvre également la porte à la tenue d’activités additionnelles au Lovering à différents moments de l’année. En saison estivale, on envisage la création d’un marché public et, durant l’automne, de multiples produits reliés à la fête de Noël pourraient être vendus sur place.

Accueil favorable au conseil

La mairesse de Magog, Vicki-May Hamm, accueille favorablement le projet de beer garden que des promoteurs souhaitent implanter à l’angle des rues Principale Ouest et Merry Nord.

« Le conseil municipal est favorable, révèle-t-elle. Ce projet ne comprend pas de construction d’immeuble alors il ne nous procurerait pas les mêmes taxes. Par contre, ça remplirait un terrain qui est vacant depuis des années et qui n’est pas très attirant du point de vue visuel. Il me semble que le moment est parfait pour cette initiative. »

Pour s’assurer que le projet soit le plus acceptable possible aux yeux des citoyens, la Ville de Magog imposerait plusieurs conditions aux promoteurs. « On veut par exemple que la livraison se fasse directement sur le terrain et on sera exigeant en ce qui concerne l’aspect visuel », précise Mme Hamm.

Responsable du dossier de la revitalisation du centre-ville de Magog, la conseillère municipale Nathalie Pelletier émet certaines réserves à l’égard des deux promoteurs, Emmanuelle Ouimet et Ian Jeffrey.

« C’est un projet novateur et tendance, confie-t-elle. Mais j’avoue que j’ai vraiment besoin d’entendre les commentaires des gens, surtout parce que je ne suis pas sûre que le bon emplacement a été choisi. Il y a beaucoup de circulation, dans le secteur, et plein de commerces sont déjà établis sur place. »

Mme Pelletier soutient aussi qu’il pourrait être pertinent d’autoriser l’exploitation du commerce uniquement durant une période de temps limitée. « Je trouverais ça rassurant. Advenant des problèmes, on saurait que ça finirait un jour et, si ça marchait bien, le conseil serait en mesure de prolonger », explique-t-elle.

Une consultation publique concernant ce projet aura lieu le 13 février, à compter de 19 h 30, à l’hôtel de ville de Magog. Des détails additionnels seront alors offerts aux citoyens présents.