Quatre ans après avoir été agrandie, l’école Jardin-des-Lacs de Saint-Denis-de-

Un autre agrandissement espéré à Jardin-des-Lacs

Quatre ans après avoir été agrandie, l’école Jardin-des-Lacs de Saint-Denis-de-Brompton doit de nouveau faire l’objet d’un agrandissement. « L’essor fulgurant de l’effectif scolaire » dans la municipalité pousse la CSRS à réclamer un agrandissement évalué à 7 M$.

En 2017, La Tribune rapportait que l’établissement était à l’étroit avec quelque 390 élèves; la barre des 400 a été franchie à la dernière rentrée. Ils étaient environ 300 en 2014.

Saint-Denis-de-Brompton et la CSRS ont eu des pourparlers l’an dernier sur un projet conjoint de gymnase avec deux locaux qui auraient pu servir à la fois aux élèves et à la communauté, mais il ne s’est pas concrétisé. Jardin-des-Lacs n’avait pas été ciblée pour un agrandissement. La commission scolaire avait cependant déposé des demandes d’agrandissement pour d’autres écoles, dont la Source-Vive d’Ascot Corner, où les élèves risquaient d’être déplacés.

Saint-Denis-de-Brompton s’était battue, il y a quelques années, pour garder tous ses enfants d’âge scolaire à son école. C’est en construisant à ses frais deux salles de classe, adjacentes à l’aréna du village, qu’elle a pu éviter le déplacement de quelques dizaines d’enfants vers l’école des Deux-Rives à Sherbrooke. La CSRS avait ensuite obtenu le feu vert de Québec pour un agrandissement. Jardin-des-Lacs a inauguré en 2014 huit nouvelles salles de classe, grâce à un investissement de 2,73 M$ du ministère de l’Éducation.

Cette fois, le second agrandissement est espéré pour la rentrée scolaire 2020-2021. Il comprendrait six nouvelles classes, deux locaux polyvalents et un gymnase simple.

Interrogé à savoir si la CSRS a dû réaliser plusieurs transferts administratifs à Jardin-des-Lacs, Carl Mercier note que l’organisation n’en fait pas dans les écoles en périphérie.

Pas de transferts administratifs

En dépit du débordement à Jardin-des-Lacs, la CSRS n’a pas procédé à des transferts administratifs d’élèves en raison des coûts de transport, selon lui.

« Cette pratique va devoir être revue l’an prochain. Il y a six écoles qui sont plus éloignées du centre (...) Il y a une communication qui va être envoyée aux parents. »

L’agrandissement n’aurait-il pas pu être plus grand en 2014? Le président de la CSRS Gilles Normand précise qu’il n’était pas possible de planifier sur une aussi longue période.

Le projet de l’école D a par ailleurs été déposé de nouveau, puisqu’il n’a pas été retenu la première fois.

La nouvelle école primaire, qui serait érigée à côté de l’école internationale du Phare, compterait 14 classes et remplacerait l’agrandissement de l’école primaire Jean-XXIII, qui a déjà été accordé par Québec. Le coût estimé est de 10,5 M$.

Deux autres projets qui n’ont pas été retenus par Québec ont une fois de plus été déposés.

La CSRS souhaite ajouter un gymnase à l’école primaire Sylvestre, de même qu’une classe et un service de garde (3,3 M$).

« À Sylvestre, les enfants doivent traverser la rue pour aller au centre communautaire », commente M. Mercier, en soulignant que les plateaux étaient moins disponibles cette année.

La commission scolaire a aussi redéposé le dossier de l’école primaire des Avenues pour l’ajout d’un gymnase et l’aménagement de quatre classes (4,6 M$). L’école des Avenues regroupe deux anciennes écoles, soit Laporte et Sainte-Famille, dans l’est de Sherbrooke. « Le gymnase permettrait de relier les deux bâtiments. »

Parmi les écoles primaires à l’étroit, on compte aussi Marie-Reine et Saint-Antoine dans l’arrondissement de Lennoxville. Dans le cas de celle-ci, la CSRS s’est entendue avec la Commission scolaire Eastern Townships (CSET) afin de partager des locaux de Lennoxville Elementary School (LES). Il s’agissait au départ d’une solution temporaire.

Les élus scolaires ont aussi adopté un avis d’intention pour présenter de nouveau le projet de terrain synthétique et la piste d’entraînement de l’école internationale du Phare. Ils se préparent en vue d’un prochain appel de projets du programme de soutien aux installations sportives et récréatives, puisque ce dossier n’a pas été retenu.