Le champ de blé de Martin Barsalou a été abîmé par une voiture qui y a roulé sur une distance de plusieurs centaines de mètres.
Le champ de blé de Martin Barsalou a été abîmé par une voiture qui y a roulé sur une distance de plusieurs centaines de mètres.

Un automobiliste pressé endommage un champ de blé

Un conducteur n’ayant pas envie d’effectuer un détour de quelques kilomètres a choisi de quitter le chemin Noiseux, à Dunham, pour rouler directement dans un champ de blé, samedi soir, un peu avant 19h. Le propriétaire du champ, Martin Barsalou, déplore le comportement de l’automobiliste, qui s’en sort avec un constat d’infraction pour délit de fuite, malgré les dommages matériels d’une valeur d’environ 1000$.

«C’est non seulement dangereux et irresponsable, mais c’est aussi un acte sauvage», fulmine Martin Barsalou, agriculteur et propriétaire du champ abîmé, qui n’arrive pas à croire qu’une personne ait pu commettre un tel acte, en sa présence, de surcroît.

Une partie du chemin Noiseux, où se situe la propriété de M. Barsalou, est bloquée à la circulation depuis la semaine dernière en raison de travaux qui y sont effectués. Un détour de quelques kilomètres est proposé aux utilisateurs de la route, mais un automobiliste pressé a décidé de s’éviter ce détour en passant directement à travers son champ de blé.

«Quand il a voulu contourner la zone de construction, on s’est approchés pour lui porter secours», explique M. Barsalou, qui était à l’extérieur avec sa conjointe lorsqu’il a vu la voiture s’enfoncer dans le fossé.

Quelle ne fut pas sa surprise quand le véhicule a remonté le talus et roulé dans le champ sur plusieurs centaines de mètres. «Je ne croyais jamais que quelqu’un aurait le culot de faire quelque chose comme ça», s’étonne le propriétaire. Selon lui, la voiture roulait à une vitesse d’environ 80 kilomètres à l’heure.

Martin Barsalou n’a fait, ni une ni deux : «J’ai sauté dans mon véhicule, je l’ai rattrapé et j’ai alerté la police», relate-t-il. Il a dû attendre une quinzaine de minutes avant que les policiers n’arrivent sur place. À leur arrivée sur les lieux, ils ont remis à l’automobiliste fautif, un homme d’une quarantaine d’années selon l’agriculteur, un constat d’infraction d’environ 380$ pour délit de fuite.

«C’est non seulement dangereux et irresponsable, mais c’est aussi un acte sauvage», fulmine Martin Barsalou, agriculteur et propriétaire du champ abîmé, qui n’arrive pas à croire qu’une personne ait pu commettre un tel acte, en sa présence, de surcroît.

Une problématique peu prise en compte

Aucun constat n’a été remis pour les dommages matériels occasionnés, qui s’élèvent à environ 1000$, selon M. Barsalou. Il compte intenter des poursuites pour faire reconnaître le préjudice qu’il a subi, soit la perte d’une partie de sa production. «Pas pour le montant, mais pour le principe», précise-t-il.

Ce n’est pas la première fois que l’agriculteur a des visiteurs indésirables qui s’aventurent sur son terrain. Chaque année, à l’automne, plusieurs chasseurs s’installent dans son champ pour pratiquer leur loisir. «Je passe mon temps à mettre du monde dehors», illustre Martin Barsalou.

«Ça arrive très souvent que des gens se croient tout permis, confirme-t-il. Je ne pense pas que c’est sanctionné adéquatement.»

M. Barsalou considère d’ailleurs que la police ne fait pas suffisamment pour venir en aide aux agriculteurs qui ont ce genre de problèmes. Il souhaiterait, entre autres, une surveillance plus accrue de la part des forces de l’ordre.