Tzara Maud prépare depuis un petit bout déjà une prochaine exposition, qui explorera cette fois, toujours à travers les animaux «dont des flamants roses», «la liberté, l’égo, la violence humaine et la méchanceté».
Tzara Maud prépare depuis un petit bout déjà une prochaine exposition, qui explorera cette fois, toujours à travers les animaux «dont des flamants roses», «la liberté, l’égo, la violence humaine et la méchanceté».

Tzara Maud: photographier les animaux pour mieux comprendre les humains

L’exposition Skinfaxi de la photographe Tzara Maud a droit à une deuxième vie. Après un court séjour à Montréal, en novembre 2018 suite à la parution d’un livre du même nom, voilà qu’elle est installée depuis mercredi et jusqu’au 30 septembre au Musée national de la photographie Desjardins de Drummondville.

Il n’est cependant pas absolument nécessaire de se déplacer pour pouvoir admirer la vingtaine d’œuvres portrayant des chevaux : un vernissage virtuel se déroulera ce dimanche 5 juillet, à compter de 14 h.

« Je ferai faire le tour aux gens via Zoom en leur parlant de mon art, et ils pourront me poser leurs questions », indique la jeune femme, qui réside dans les Cantons-de-l’Est.

Il est cependant nécessaire de réserver sa place pour assister à l’événement en cliquant sur ce lien.

Nouvelle exposition

Première exposition artistique de cette photographe professionnelle qui cumule une vingtaine d’années d’expérience pour les médias, des magazines culturels et diverses agences de publicité, Skinfaxi s’attarde surtout sur « l’individualisme, la solitude, la haine et la superficialité qui prennent trop de place parmi les humains ».

Voici l'une des oeuvres qui seront exposées tout l’été au Musée national de la photographie Desjardins de Drummondville.

« À travers ses clichés d’hiver en noir et blanc, les chevaux apparaissent donc comme le miroir du monde et le prétexte à réfléchir sur soi-même », pouvait-on lire dans La Voix de l’Est il y a deux ans, à la veille du lancement du livre et de l’exposition.

Désireuse de pousser plus loin sa réflexion sur le monde qui l’entoure, Tzara Maud prépare depuis un petit bout déjà une prochaine exposition, qui explorera cette fois, toujours à travers les animaux « dont des flamants roses », « la liberté, l’égo, la violence humaine et la méchanceté », laisse-t-elle savoir.

« Cette fois, j’aurai une tout autre approche, une autre optique. J’ai voulu faire ressortir toute la beauté et la laideur de l’être humain, toutes ses contradictions, poursuit-elle. Déjà, les photos seront en couleurs plutôt qu’en noir et blanc, et elles auront une ambiance très éthérée, comme dans un rêve. »

Pour l’instant, cette prochaine exposition, qui devrait sortir en 2021, porte l’intriguant titre de travail Minca, dont Tzara se refuse à donner quelque explication que ce soit. Fait-il référence à ce petit village colombien paradisiaque situé au pied de la Sierra Nevada de Santa Marta? Il faudra attendre la sortie de ses clichés pour en savoir davantage...

Quoi qu’il en soit, la photographe, première ambassadrice femme et québécoise pour Nikon, ne cache pas vouloir se diriger de plus en plus vers une approche davantage artistique dans son travail « pour exprimer tout ce que je vois, tout ce que je ressens au quotidien ».

Voici l'une des oeuvres qui seront exposées tout l’été au Musée national de la photographie Desjardins de Drummondville.

Elle n’entend pas pour autant délaisser complètement les contrats plus « traditionnels », enchaîne-t-elle immédiatement. « Peu importe ce que je fais, je me suis toujours considérée d’abord comme une artiste. Je suis très instinctive dans mon travail. Et mon inspiration pour mes trucs plus personnels, je vais la chercher dans mon quotidien. Donc si je ne fais que de l’art, je ne vois plus le monde, je ne le ressens plus. J’ai besoin des deux. »