Le propriétaire de la Résidence Sawyerville Alain Parenteau doit trouver une autre solution pour poursuivre les activités de son établissement, alors qu’une dizaine de résidents restent à être relocalisés.

Trop tard pour la Résidence Sawyerville

SHERBROOKE — La Résidence Sawyerville n’a pas le temps d’installer un nouveau gestionnaire en poste afin de renouveler sa certification résidence privée pour aînés avant la date butoir du 28 novembre. Le propriétaire Alain Parenteau doit donc trouver une autre solution, alors qu’une dizaine de résidents restent à être relocalisés.

« Nous avions identifié deux gestionnaires potentiels prêts à prendre ce rôle », explique d’entrée de jeu le propriétaire, qui se battra jusqu’au dernier instant pour sauver son établissement. « Après avoir discuté avec les gens du CIUSSS de l’Estrie-CHUS, un de nos candidats potentiels s’est rendu à l’évidence que la date de retrait de la certification approchait trop rapidement pour accomplir toutes les étapes du processus. On aurait aimé qu’ils ouvrent la porte un peu plus, mais visiblement, ils ne veulent pas faire d’exceptions ou d’efforts supplémentaires pour nous accommoder. »

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M. Parenteau confirme que l’exode de ses résidents est déjà commencé vers d’autres résidences de la région, deux d’entre eux ayant déjà plié bagage depuis l’annonce de mardi. Une dizaine de résidents ne seraient toujours pas relocalisés, ce qui leur cause des inquiétudes, ainsi qu’à leurs familles.

« On vit présentement une course contre la montre. Une seule possibilité reste en jeu pour sauver la résidence et permettre aux résidents de rester dans leur milieu de vie, le seul que certains d’entre eux ont connu », soutient-il. « Il y a peut-être la possibilité qu’une organisation indépendante vienne donner les soins de santé aux résidents et que l’établissement fournisse seulement le gîte et les couverts. »

L’homme qui administre la Résidence Sawyerville depuis 10 ans apprécie le support et la sympathie qu’il reçoit de la part du CLSC local, des autres résidences pour aînés avoisinantes ainsi que des citoyens du village à travers cette aventure difficile.

« Si on parvient à sauver la résidence, les propriétaires des résidences destinées à accueillir nos expatriés sont prêts à annuler les beaux signés pour qu’ils puissent rester. Le temps commence à manquer, mais on va tout faire jusqu’à la fin. Certains devront aller aussi loin que Magog, ce qui est regrettable. »

Le CIUSSS de l’Estrie-CHUS a défendu sa décision de retirer la certification résidence privée pour aînés à l’établissement de M. Parenteau, indiquant que la résidence avait de sérieuses lacunes au niveau de la sécurité, selon Annie-Andrée Émond.

« Ce ne sont pas uniquement des problèmes de gestion qui ont fait en sorte que nous avons du prendre cette décision », plaide-t-elle, reconnaissant le désagrément causé aux résidents qui étaient bien à la Résidence Sawyerville. « On peut pointer à un exemple concret, soit celui de la prise de médicaments, qui n’était pas conforme. Malheureusement pour les exploitants, le processus pour obtenir une nouvelle certification demande de se soumettre à une procédure qui dure un certain temps. »