Train de passagers: Fortin veut approfondir la réflexion

Le député de Sherbrooke, Luc Fortin, estime que la réflexion concernant le financement d'un train Montréal-Sherbrooke mérite d'être approfondie. Il réagissait, vendredi, à la suite des résultats d'une analyse de marché, qui laisse entendre qu'un tel train générerait 2050 déplacements quotidiennement.
Le président de la Fondation Train-Hôtel, François Rebello, révélait jeudi les conclusions d'une enquête menée par des chercheurs de Polytechnique et d'Ipsos. Il jugeait disposer des arguments nécessaires pour convaincre la compagnie de chemin de fer d'investir dans ses infrastructures pour que la vitesse des trains atteigne 55 miles à l'heure (88,51 km/h). Selon lui, il serait réaliste d'espérer que les premiers trains roulent dans trois ans.
« Je suis ces projets-là depuis très longtemps. D'ailleurs, j'avais rencontré M. Rebello à mon bureau de circonscription il y a plusieurs semaines. Je suis très intéressé par les projets qui permettent de rapprocher Sherbrooke de Montréal. Je pense que c'est essentiel pour le développement économique... Il faut mesurer l'engouement après une étude de marché. La réflexion mérite d'être approfondie, on va continuer de suivre ce dossier-là très attentivement. On aura d'autres discussions éventuellement avec d'éventuels promoteurs », dit Luc Fortin.
Il est toutefois trop tôt pour dire si Québec sera prêt à investir dans le projet. « Sur le principe de rapprocher Sherbrooke de Montréal, je peux vous dire que je suis un allié. Je pense que c'est important pour notre avenir économique local. »
Le maire de Sherbrooke, Bernard Sévigny, refusait pour sa part de commenter tant qu'il n'aurait pas pris connaissance de l'analyse de marché. « J'ai vu dans le journal des morceaux de rapport, mais avant de le commenter, je vais le lire. Nous ferons une analyse avant de nous faire une tête et de dire quoi que ce soit. Ça semble positif, mais je parlerais à travers mon chapeau parce que je n'ai pas vu le rapport. »
Il avance par ailleurs qu'aucune rencontre n'a encore été mise à l'horaire avec M. Rebello, qui indiquait vouloir s'entretenir avec la Ville de Sherbrooke rapidement. « Ce n'est pas prévu, mais ce sera planifié, j'imagine assez rapidement. Je vais m'arranger pour avoir le rapport le plus rapidement possible », dit Bernard Sévigny.
François Rebello espérait que les politiciens soient mis au parfum des résultats de l'analyse pour qu'ils puissent s'engager en prévision des prochaines élections municipales.
« Ce sont les propos de M. Rebello. Je ne les commenterai pas. Il a son agenda, mais je n'en dirai pas plus. Je n'ai pas de commentaires là-dessus. »