Tracé de Nantes et Frontenac: des enjeux de sécurité dit Transports Canada

C'est pour des enjeux importants de sécurité, de délais additionnels dans la réalisation du projet et de coûts supplémentaires de 5 millions $ pour le secteur de Nantes et de 65 millions $ pour celui de Frontenac que Transports Canada a rejeté le tracé ferroviaire alternatif proposé par Nantes et Frontenac.

Transport Canada fait valoir que « le tracé retenu a été basé sur les nombreuses études et analyses. Ce tracé a été retenu en raison des critères de sécurité et de faisabilité, y compris les échéanciers de réalisation ».

Les premiers ministres Justin Trudeau et Philippe Couillard avaient ouvert la porte à des modifications mineures au tracé annoncé lors de l'annonce de la construction à venir de la voie de contournement lors de leur passage à Lac-Mégantic le 11 mai 2018.

Transports Canada ne considère pas que le tracé proposé par Nantes et Frontenac constitue « des modifications mineures ».

Au chapitre des objections liées à la sécurité, Transports Canada énumère pour Nantes l'ajout d'un passage à niveau sur la route 161, dans une zone de haute vitesse; l'angle de croisement du passage à niveau combiné à la pente de la voie ferrée et la courbe de la route 161; le profil de pente plus important alors que l'objectif global est de le diminuer; et enfin, l'enclavement du secteur du lac Orignal en cas d'occupation par un train du passage à niveau du 10e Rang, rendant alors impossible une intervention nécessaire des services d'urgence.

Pour ce qui est du secteur de Frontenac, les modifications demandées au tracé exigeraient l'installation de clôtures et autres structures pour empêcher toute intrusion dans l'emprise ferroviaire de la zone en tranchée et pour éviter des chutes, de même que la construction nécessaire d'un tunnel ferroviaire majeur.

« Pour ces raisons, le gouvernement du Canada ne peut appuyer ces variantes. Le gouvernement fédéral continue de soutenir la construction de la voie de contournement selon le tracé final annoncé le 11 mai dernier », écrit Marie-Anyk Côté, gestionnaire intérimaire, relations avec les médias et surveillance des médias chez Transports Canada.

Radio-Canada Estrie rapportait mercredi que la Ville de Lac-Mégantic tournait le dos aux autres municipalités de la NRC et se ralliait au tracé privilégié par Transports Canada.