La future ligne électrique Northern Pass se retrouve au sein d'un groupe de projets contestés par des groupes d'opposition formés ailleurs dans la province.

Tir groupé contre d'autres projets de lignes d'Hydro-Québec

La future ligne électrique Northern Pass se retrouve au sein d'un groupe de projets contestés par des groupes d'opposition formés ailleurs dans la province. Ceux-ci demandent «d'urgence une rencontre» avec les ministres Heurtel et Arcand et avec Hydro-Québec.
En plus des groupes estriens pourfendant la ligne d'interconnexion qui doit passer par le secteur du mont Hereford, le mouvement comprend des regroupements de Dollard-des-Ormeaux, de Saint-Adolphe-d'Howard et de Lanaudière. Ceux-ci réclament une rencontre au sujet de ces «quatre projets controversés de lignes aériennes à haute-tension».
Les groupes SOS mont Hereford, l'organisme BIUDDO, un regroupement de Saint-Adolphe-d'Howard et les Citoyens sous Haute-Tension (CSHT) estiment que leurs craintes à l'égard des projets Northern Pass, Saint-Jean, Grand-Brûlé-dérivation St-Sauveur et de la Chamouchouane-Bout-de-l'Île d'Hydro-Québec sont légitimes.
Leurs demandes permettraient d'accroître «l'acceptabilité sociale de ces projets» qui font l'objet d'une contestation de plusieurs parts pour protéger les paysages, la biodiversité, de même qu'aux aires protégées.
« Nous ne sommes pas contre le développement du réseau hydroélectrique, mais comme Québécois, nous nous attendons à ce que notre société d'État le fasse durablement : en respectant les populations et l'environnement. Présentement, ce n'est pas le cas et nous pensons qu'il faut faire le point avec le gouvernement et Hydro-Québec », a déclaré Lynette Gilbeau, citoyenne de Dollard-des-Ormeaux.
« La seule façon d'en arriver à un projet acceptable serait d'enfouir une partie de la ligne, comme ce sera fait aux États-Unis pour les projets Northern Pass et Hertel-New York. Mais Hydro refuse de le faire ici, même s'ils savent que dans sa forme actuelle, le projet du Grand-Brûlé affectera de façon majeure une ressource indispensable au développement économique de la région : le paysage», affirme Denise Payette du comité aviseur de St-Adolphe.
«Hydro-Québec a décidé de faire fi des conclusions des experts qu'elle a consultés. C'est inadmissible! Surtout que ce projet a échappé au BAPE », « Avec Northern Pass en Estrie, Hydro-Québec refuse aux Québécois les standards environnementaux et paysagers qui prévalent aux États-Unis pour le même projet, c'est une différence de traitement inacceptable!»