Les gens se sont déplacés en grand nombre, mardi soir, lors d’une soirée de consultation de la CSRS au sujet du déplacement temporaire d’élèves de l’école primaire la Source-Vive d’Ascot Corner vers Stoke, afin de faire face à la hausse de clientèle. Ci-dessus, Fannie Brunelle, membre parent du conseil d’établissement de l’école.

Surplus d’élèves à l’école de la Source-Vive : un an qui dérange

Le conseil d’établissement de l’école primaire la Source-Vive a de nouveau plaidé pour un statu quo, mardi soir, en attendant l’agrandissement du bâtiment afin d’éviter le déplacement temporaire d’une cinquantaine d’élèves vers l’école Notre-Dame-des-Champs de Stoke. Plusieurs voix se sont fait entendre lors de cette consultation organisée par la Commission scolaire de la Région-de-Sherbrooke (CSRS). Les parents, enseignants et citoyens se sont déplacés en grand nombre pour cette séance.

L’école primaire d’Ascot Corner, qui compte 302 inscriptions, fait face à un surplus d’élèves, et les prévisions d’effectifs montrent que la clientèle continuera de croître. L’établissement devrait accueillir 320 enfants l’an prochain, voire davantage en fonction du développement urbain.

La CSRS a déposé une demande d’agrandissement pour cette école, qu’elle a classée prioritaire dans sa liste de demandes d’agrandissement, aux côtés des écoles Desjardins et Hélène-Boullé. Si Québec donnait le feu vert à ce projet, il pourrait être espéré pour la rentrée 2019. En attendant une réponse positive du gouvernement et la concrétisation du projet, la CSRS prévoit déplacer une cinquantaine d’élèves vers l’école primaire Notre-Dame des Champs à compter de la prochaine rentrée scolaire. Elle a adopté en décembre un projet de modification des territoires d’appartenance de la Source-Vive et de Notre-Dame-des-Champs. Ces territoires définissent quelle école est fréquentée par quels élèves en fonction de leur lieu de résidence.

L’organisation a tenu une consultation mardi et reçoit jusqu’au 15 janvier les suggestions des gens. La décision finale devait être prise le 16 janvier, mais elle sera finalement prise le 23 janvier afin de laisser plus de temps aux commissaires de se pencher sur le dossier. En plus des impacts sur les enfants, un tel transfert aura des impacts sur les emplois d’enseignants et du personnel du service de garde, a fait valoir Fannie Brunelle, membre parent du conseil d’établissement. Pour composer avec le surplus d’élèves, un réaménagement à l’intérieur de l’école a été proposé par un comité à la CSRS.

Selon le commissaire Simon Filteau, président du comité de révision des territoires d’appartenance qui a fait une partie de la présentation mardi, aucune option n’est écartée pour le moment.

Mme Brunelle a aussi indiqué qu’un sondage serait mené à la suite de la consultation et que les résultats du coup de sonde seront envoyés à la CSRS. Des parents ont déploré que leurs enfants, s’ils doivent absolument être déplacés, ne soient possiblement transférés que pour un an. » Si mes enfants ont à changer d’école, j’aimerais qu’ils puissent s’ancrer dans l’autre école », a fait valoir une mère de famille. « Ce qui m’énerve, c’est le un an... Je suis très ouverte à les envoyer dans l’autre école; il faut ce qu’il faut. Mais les réarracher de là-bas? » a commenté une autre maman. Pour une autre mère, il pourrait s’agir d’un quatrième transfert pour ses enfants.

« Je me questionne sur une démarche temporaire pour un an. On se questionne à savoir : est-ce qu’on fait vraiment la bonne affaire? » a demandé le conseiller municipal Éric Mageau.

Les élèves concernés résident dans le secteur du chemin Galipeau, des rues Bernier et Bresse entre autres.