Les promoteurs Stéphane Pinel et Louise Bourgeois profitent de quelques moments de bonheur en plein air en attendant la reprise printanière du Chemin de Saint-Rémi.

Sur Le Chemin de Saint-Rémi : premiers pas concluants

Inspiré du Chemin de Compostelle, le Chemin de Saint-Rémi relie le camp de base le Pèlerin de Saint-Adrien  au village de Sainte-Florence dans la vallée de la Matapédia. Le projet esquissé il y a trois ans est devenu réalité et vient de compléter sa première année d'activités.
C'est un nouveau type d'aventure, une nouvelle philosophie destinée aux randonneurs et marcheurs, les invitant à parcourir les étapes de ces marches, à se reconnecter avec eux-mêmes. Ce genre de Compostelle québécois traversant 55 municipalités et villages des régions des Cantons-de-l'Est, Centre-du-Québec, Chaudière-Appalaches, Bas-St-Laurent et Gaspésie, repose sur un parcours de 800 km, un choix sur 53 jours soit un village par jour ou un parcours plus sportif en 42 jours.
« Le premier départ a été effectué en mai dernier et notre saison d'activités a pris fin en fin octobre. Nous avons accompagné 250 marcheurs cette année. Parmi eux, 75 % en étaient à leur première expérience d'une telle marche. Certains ont fait tout le circuit, d'autres une partie, en fonction de leur période de vacances ou de disponibilité. Nous sommes conscients qu'il s'agissait d'une saison de rodage. Pour l'année 2017, nous comptons pouvoir doubler le nombre de marcheurs participants », a fait part Stéphane Pinel, cofondateur du Chemin de Saint-Rémi.
Il confirme avoir reçu un accueil très enthousiaste des gens des divers villages au long du parcours, une très bonne collaboration des municipalités qui bénéficient d'intéressantes retombées économiques. « Ma conjointe et moi sommes très satisfaits à ce jour. Il n'y a pas eu d'incidents importants à déplorer. L'avenir s'annonce prometteur. »
La réaction des marcheurs a été bonne. « Ils ne s'attendaient pas à découvrir ainsi un Québec aussi extraordinaire. Ce fut une belle surprise que la découverte de maisons ancestrales, de belles églises, des superbes paysages, les produits du terroir et des traditions encore bien vivantes, l'artisanat local, de magnifiques érablières. Nous positionnons le Chemin de Saint-Rémi comme étant un chemin de patrimoine national, une reconnaissance déjà bien amorcée. »
La cofondatrice, Louise Bourgeois, reconnaît que le travail d'encadrement est demandant et exigeant. « Nous allons parfaire nos outils, passer de l'artisanal à un circuit encore mieux structuré, une organisation encore plus efficace. Nous visons l'amélioration continue, des nouveautés et surprises pour la prochaine saison qui devrait s'amorcer en principe au début mai », conclut-elle.
L'intérêt pour le Chemin de Saint-Rémi n'est pas surprenant quand on sait que près de 2000 Québécois font le Chemin de Compostelle chaque année. On peut obtenir plus d'informations au www.cheminstremi.quebec