Caroline Proulx

Sortie 118 de l'autoroute 10: des commerçants écopent

Les commerces situés à proximité de la sortie 118 de l'autoroute 10 subissent d'importantes pertes de revenus depuis la fermeture du viaduc qu'on retrouve à cet endroit. Leurs propriétaires espèrent un retour à la normale rapidement.
Copropriétaire de la Rôtisserie Saint-Hubert voisine de la sortie 118, Caroline Proulx révèle que la chute des revenus du restaurant est « vraiment marquée ». Une baisse de 30 pour cent aurait été observée dès la première semaine et la diminution pourrait être plus grande encore plus tard cet automne.
« On a vu une diminution majeure même s'il la Fête des vendanges Magog-Orford avait lieu la première semaine, indique Mme Proulx. Ça nous laisse croire que l'impact sera encore plus grand quand il n'y aura plus d'activités spéciales dans le coin ou que la neige arrivera. C'est catastrophique! »
La restauratrice souligne que les travailleurs des entreprises se trouvant dans la portion centrale de Magog n'ont plus le temps de venir manger au Saint-Hubert le midi. « Ils ont un trop long détour à faire », note-t-elle.
Mises à pied
En raison de la baisse de clientèle occasionnée par la fermeture du viaduc, les propriétaires du Saint-Hubert ont été forcés de réduire leur personnel. « On a mis à pied des gens. On n'a pas pu garder certains de nos temps pleins et d'autres sont obligés de travailler ailleurs pour avoir un salaire suffisant. »
Malgré que la situation soit fort difficile, Caroline Proulx croit que son conjoint, Jean Beauchesne, et elle-même réussiront « à passer au travers. C'est difficile de savoir combien de temps une entreprise est capable de tenir dans des circonstances semblables. Mais moi je pense qu'avec une bonne gestion on s'en tirera. »
Pour sa part, le chocolatier Alain Vanden Eynden dépeint une situation moins alarmante lorsqu'on lui demande comment se porte son entreprise. Il est néanmoins obligé d'avouer que les revenus de Chocolats Vanden Eynden ont chuté de façon significative dans la foulée de l'accident qui a provoqué la fermeture du viaduc.
« Ce n'est pas catastrophique pour nous, mais ça fait mal, reconnaît M. Vanden Eynden. Le fait qu'on soit dans l'incertitude par rapport à la suite des choses est l'aspect le plus problématique. »
Tout en reconnaissant la valeur des efforts consacrés pour atténuer l'impact de la fermeture du viaduc, le chocolatier suggère qu'une stratégie plus efficace encore mériterait d'être développée afin d'amoindrir les pertes pour les commerçants.
« On comprend »
Au ministère des Transports du Québec, on continue d'étudier la situation dans le but de déterminer quels travaux devront être réalisés pour permettre un retour à la normale.
« On comprend la situation des commerçants, assure Nomba Danielle, porte-parole du ministère des Transports. Par contre, le pont a subi de graves dommages et on doit prendre le temps de bien faire les choses. On fait pour le mieux. »
Mme Danielle ignore quand les travaux de remise en état de l'infrastructure routière s'amorceront. Impossible de savoir également à quel moment l'échéancier des travaux sera dévoilé.