Six jours de grève dans le transport scolaire

Les conducteurs d’autobus scolaires de la région ont vu jaune. Maintenant, ils voient rouge. Ils viennent de voter en faveur de la tenue de six jours de grève à tenir au moment jugé opportun.

Des élèves des secteurs de Sherbrooke, Coaticook, Windsor et du Haut-Saint-François pourraient se retrouver sans transport scolaire d’ici la fin des classes.
Ce mouvement fait suite à la manifestation tenue à basse vitesse par des conducteurs d’autobus, en février dernier à Sherbrooke, dans le but de faire sentir leur volonté d’obtenir de meilleures conditions de travail. Ces conducteurs d’autobus scolaires affiliés à la CSN Estrie demandent au gouvernement de hausser le financement du transport scolaire.

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Lundi soir, quatre unités syndicales ont voté à 100 pour cent pour la grève. Dans un cinquième syndicat, le résultat a été presque aussi unanime, avec un oui à 95 pour cent.

Selon le président du secteur transport scolaire en Estrie, Stephen Gauley, les jours de grève pourraient être exercés en mai prochain. Il s’agit d’un mouvement qui pourrait toucher une bonne partie des transporteurs scolaires de la province.

«Les votes vont se prendre dans les deux prochaines semaines», dit-il.

«Le 26 mars dernier, tous les présidents régionaux de la CSN ont décidé d’aller chercher des mandats de grève auprès de leurs syndiqués.»
Une rencontre doit toutefois avoir lieu le 17 avril avec le ministre de l’Éducation Sébastien Proulx pour tenter de dénouer l’impasse qui demeure depuis des années.

Le 5 février dernier, lors de la «virée jaune», une quarantaine d’autobus scolaires avaient circulé à basse vitesse dans différents quartiers de Sherbrooke afin de marquer l’intensification de leur visibilité sur la place publique. Le point de départ du rassemblement avait été fixé dans le stationnement du Carrefour de l’Estrie, près de l’ancien magasin Sears.

On voulait sensibiliser et demander l’appui de la population afin d’obtenir de meilleurs salaires et conditions de travail pour qu’enfin, leur métier soit reconnu à sa juste valeur. Ils insistaient pour qu’on compare leur rémunération à celle des éboueurs.

Du côté des commissions scolaires de la région, on attend les développements. À la Commission scolaire de la Région-de-Sherbrooke, on informera les parents quand on aura la date des jours de grève.


Stephen Gauley