Les pompiers premiers répondants ont pris le temps de découper, avec les pinces de désincarcération, la porte arrière de l’autobus accidenté, lors de la simulation d’un accident d’autobus scolaire rempli d’enfants qui s’est déroulée dans le stationnement du Centre sportif Mégantic, à Lac-Mégantic, vendredi matin.

Simulation d’un accident d’autobus

À Lac-Mégantic, vendredi matin, une simulation d’un accident impliquant un autobus scolaire rempli d’enfants a attiré l’attention dans le but de sensibiliser tout le monde à la sécurité routière et à celle des écoliers, une tâche qui n’est jamais terminée.

« C’est un grand défi, relié au transport scolaire. Nous voulons aujourd’hui mobiliser tous les gens, car c’est une responsabilité partagée. Oui, par les écoliers, le personnel, les directeurs d’écoles, les enseignants, les surveillants, les parents – c’est important pour eux aussi –, les chauffeurs, les premiers répondants, les automobilistes, ça regarde tout le monde », a énuméré Julie Martineau, la coordonnatrice des services de l’enseignement et du transport scolaire à la Commission scolaire des Hauts-Cantons (CSHC).

« Nous avons cherché à faire preuve de visibilité créative, pour attirer l’attention de tout ce beau monde, sans trop de sensationnalisme. On peut dire mission accomplie. C’était important de démontrer la procédure suivie lors de ces situations d’urgence. C’était donc un exercice de préparation, comme on en fait pour les incendies, ou plus récemment, le confinement barricadé dans les écoles, qui est devenu un exercice nécessaire dans chaque école, à cause d’événements malheureux survenus ailleurs. »

Deux transporteurs de la région de Mégantic ont collaboré à l’activité, Vausco inc. de Lac-Mégantic, et Autobus G. Dion, de Lambton.

« C’est important pour nous de sensibiliser les jeunes à la sécurité dans les autobus, mais aussi les parents. Le message, c’est de faire attention aux autobus, sur la route, dans les débarcadères près des écoles, lorsque les feux rouges clignotent à l’arrière de l’autobus », confie à son tour Cartoline Vallée, directrice et propriétaire de Vausco inc.

« Nous sommes à la moitié de l’année scolaire, aujourd’hui, c’est une bonne chose de rappeler les règles de sécurité, car il ne se passe pas une journée sans qu’au moins un de mes chauffeurs revienne de son transport en rapportant qu’une auto l’a dépassé même si ses feux clignotants étaient actionnés. »

« On voulait dédramatiser et montrer ce qui se passe quand un tel accident arrive. On voulait dire aux jeunes de ne pas trop paniquer, leur montrer ce que les pompiers, policiers et ambulanciers ont à faire, que c’est normal… »

Heureusement, il y a très peu d’accidents impliquant les autobus scolaires, nombreux sur la route. « Ce sont des véhicules difficiles à renverser, à cause de leur empattement, mais qui ont aussi une très grande résistance », conclut Mme Vallée.

Le Service de sécurité incendie de Lac-Mégantic a répondu à l’appel lancé au 911 avec 11 pompiers premiers répondants. Le directeur du service, Denis Godin, a planifié, coordonné l’opération, et est resté en observation. Il a parlé à chaque élève pour son rôle de blessé dans l’autobus et a animé le « débriefing » après l’activité.

Il a tenu à déclarer : « Je tiens à ce que vous écriviez que je déplore que la compagnie Dessercom inc. n’ait pas participé en ne voulant pas payer des ambulanciers pour l’occasion, qui sont pourtant très importants. Nous, on les assiste habituellement. D’autres intervenants ont également trouvé que leur absence n’avait aucun sens. »

Des enfants qui ont bien collaboré

La jeune Marjorie, 11 ans, de l’école Notre-Dame-de-Fatima, de Lac-Mégantic, a trouvé spécial de jouer le rôle d’une blessée dans l’autobus accidenté.

« Il faisait très froid... Ça m’a rappelé un accident qui est vraiment arrivé quand notre autobus a dérapé avec deux roues dans le fossé. J’étais parmi les plus vieux, nous sommes restés calmes, mais les plus jeunes ont réagi plus. Ça a pris pas mal de temps. Notre chauffeur a appelé, un autre autobus est venu nous chercher », a-t-elle raconté.

Pour James, Rémy et Antoine, également de l’école de Fatima, qui ont aussi participé comme blessés, ils ont bien réagi à la mise en scène et ont répondu aux questions des pompiers premiers répondants à propos de leurs blessures.

La jeune Noah Pan Roy, de l’école de la Source à Nantes, qui simulait une blessure au bras, a parlé plutôt d’un jeu! « C’était le « fun ». Et puis on gelait! Dans la vraie vie, j’aurais plutôt capoté, j’aurais eu peur, j’aurais peut-être fait une crise cardiaque! Ça aurait été dangereux de tomber sur le côté dans l’autobus! »