Christine Labrie a remporté la victoire dans Sherbrooke lundi soir.

Sherbrooke résiste à la vague caquiste

À l’exception de Sherbrooke, qui est passée aux mains de Québec solidaire, l’Estrie s’est massivement rangée du côté du pouvoir en faisant élire quatre candidats de la Coalition avenir Québec (CAQ) parmi les cinq circonscriptions que détenait le Parti libéral (PLQ), dont certaines depuis des décennies.

Considérée par François Legault comme « une région-clé » vers la formation d’un gouvernement caquiste majoritaire, l’Estrie a rapidement répondu à l’appel du chef de la CAQ en raflant très tôt en soirée les circonscriptions de Saint-François, Richmond, Mégantic et Orford.

Dans le cas d’Orford, Gilles Bélanger a notamment permis à la CAQ de rompre l’omniprésence libérale qui durait dans cette circonscription depuis sa création en 1973. L’homme d’affaires a récolté 40% des voix devant son adversaire libéral Guy Madore, qui a obtenu 25% des voix exprimées.

Autre château-fort libéral détenu successivement par Yvon Vallières et par sa fille Karine, la circonscription de Richmond est elle aussi passée dans le giron de la CAQ en faisant élire le candidat vedette André Bachand. Ancien député fédéral, M. Bachand a obtenu deux fois plus de votes que la candidate libérale Annie Godbout.

Dans Saint-François, la caquiste Geneviève Hébert a elle aussi arraché la circonscription aux libéraux en devançant largement le candidat Charles Poulin, qui a devancé de peu le candidat de Québec solidaire Kévin Côté.

Même scénario dans Mégantic où le candidat caquiste François Jacques (11184 voix) a obtenu presque trois fois plus de votes que le libéral et ancien maire d’East Angus, Robert G. Roy (4432).

Le vent de changement en faveur de la CAQ s’est aussi fait sentir dans les circonscriptions limitrophes à l’Estrie alors que les électeurs de Brome-Missisquoi, Johnson, Drummond-Bois-Francs, Arthabaska et Lotbinière-Frontenac ont elles aussi basculé du côté de la Coalition avenir Québec.