Le fondateur du Shazam Fest de Barnston-Ouest, Ziv Przytyk, a été grandement influencé par son oncle et sa grand-mère quant au développement de son identité culturelle. Le festival se poursuit jusqu’à dimanche.

Shazam Fest : un festival unique à l’image de son créateur

Le Shazam Fest à Barnston-Ouest est sans aucun doute l’un des festivals les moins conventionnels qui soient dans la province. Sa genèse peut être expliquée par le parcours unique de son fondateur, Ziv Przytyk.

Le conseiller municipal de Barnston-Ouest et organisateur du Shazam Fest, qui en est à sa treizième édition en fin de semaine, a été influencé par deux grandes personnalités de sa famille, soit sa grand-mère Sara Nomberg-Przytyk et son oncle.

« J’ai été élevé par ma grand-mère à partir de l’âge de 14 ans. C’est donc elle qui s’est chargée de mon instruction politique et qui m’a permis de modeler ma façon de penser », relate son petit-fils Ziv. « C’était une militante communiste juive survivante d’Auschwitz durant la Deuxième Guerre mondiale. »

« Mon oncle a quant à lui travaillé en Europe pour Stiff Records, la première compagnie de disques punk. Ses gouts musicaux ont déteint sur moi et j’ai été à plusieurs festivals aux États-Unis et dans l’Ouest canadien quand j’étais jeune. Quand j’ai eu la chance de voir le Cirque du Soleil et le groupe légendaire Grateful Dead en spectacle, ça m’a marqué pour de bon », poursuit-il, expliquant ce qui l’a mené à créer le Shazam Fest.

Pour l’amour du Vaudeville

Suite à ses contacts avec ces milieux artistiques alternatifs, Ziv a développé un véritable amour pour les différentes formes d’arts forains.


«  J’adore toutes ces formes d’arts hors du commun, particulièrement tout ce qui fait le Vaudeville, dont les performances de Freak Show, tout ce qui se rattache au burlesque et la lutte.  »
Ziv Przytyk

« J’adore toutes ces formes d’arts hors du commun, particulièrement tout ce qui fait le Vaudeville, dont les performances de Freak Show, tout ce qui se rattache au burlesque et la lutte. »

Au lieu de vivre sa passion seule et de se déplacer aux différents festivals Vaudeville à la ronde, Ziv s’est inspiré d’un but que sa grand-mère a toujours mis de l’avant dans sa vie. Celui d’amener de la joie aux autres.

« Ma grand-mère m’a appris à être une bonne personne, à essayer d’amener du bonheur et de la joie au monde. C’est une grande partie de ma doctrine de vie étant donné qu’elle m’a élevé. C’est pourquoi j’ai décidé d’organiser un festival ici à la ferme de mes parents, pour qu’on puisse avoir du plaisir en gang », confie-t-il.

En plus d’apporter de la joie, l’évènement a contribué à créer des liens indestructibles entre des personnes qui ne se seraient probablement jamais rencontrées, explique-t-il.

« Bien plus que d’avoir du plaisir, le but du festival est de créer une communauté et d’améliorer notre environnement. Au fil des 13 ans du festival, il y a plusieurs musiciens qui se sont rencontrés ici et qui ont fait des collaborations ensemble, il y a plusieurs jeunes qui ont grandi ensemble et qui sont devenus amis, il y a plusieurs familles de trois générations qui viennent. On est plusieurs types de personnes et c’est ça la beauté du Shazam Fest. »

Le lieu du festival, dans un ancien théâtre naturel amérindien qui longe une rivière sur le terrain de la ferme familiale, ajoute aussi à rendre l’expérience inusitée. « En plus de se dérouler à un endroit spécial par sa nature, le festival est l’un des rares à être écoresponsable. L’année dernière, on a ramassé seulement 16 sacs de poubelle, alors que plus de 2000 personnes sont venues », se réjouit-il, fier de l’infime empreinte écologique laissée par cet évènement rassembleur.