Une vue aérienne du site visé par Soucy international à Drummondville.

Seulement 24 hectares de dézonage accordés à Soucy

La Commission de protection du territoire agricole du Québec (CPTAQ) vient contrecarrer les plans de l'entreprise Soucy international de Drummondville.
Dans une récente décision, la CPTAQ lui refuse le dézonage complet de terrains visés par un projet d'expansion de la compagnie derrière ses installations le long de l'autoroute 20.
Des 32 hectares de terres agricoles que Soucy international souhaitait faire dézoner, la CPTAQ ne lui accorde que 24 hectares.
De plus, l'entreprise de systèmes de chenilles pour véhicules récréatifs, agricoles, industriels et de défense devra remettre en état « d'agriculture » un terrain où a été aménagée « en infraction dans le coin ouest du site » une piste d'essai périphérique en sable.
Soucy international a six mois pour exécuter les travaux. Ceux-ci devront être exécutés sous la supervision d'un agronome ou d'un ingénieur forestier, mentionne la décision signée par le vice-président de la CPTAQ, Pierre Turcotte.
C'est la Ville de Drummondville qui avait formulé la demande de dézonage, précise-t-on.
Pour sa part, l'Union des producteurs agricoles s'était opposée au projet de dézonage. Les terrains ciblés représentent un potentiel agricole important. Dans ce sens, l'UPA considérait que la Ville de Drummondville « manque de planification globale » dans ce domaine.
En avril 2015, le Groupe Soucy avait dévoilé un projet d'investissement de 94 millions $ visant la modernisation de son usine Soucy international de Drummondville. Le projet visait à faire l'acquisition d'équipements spécialisés servant à fabriquer des chenilles en caoutchouc pour les secteurs agricoles et de la défense, ainsi que des systèmes de traction chenillés pour véhicules agricoles.
Le projet comprenait aussi l'aménagement d'un centre de tests extérieurs visant la vérification de la qualité des produits.