Un Décret modifiant celui sur l’industrie des services automobiles des régions d’Arthabaska, de Granby, de Sherbrooke et de Thetford Mines entre en vigueur et vise à hausser les taux horaires minimums de salaire d’environ de 5,5 % par année, annonce le ministre du Travail Jean Boulet.
Un Décret modifiant celui sur l’industrie des services automobiles des régions d’Arthabaska, de Granby, de Sherbrooke et de Thetford Mines entre en vigueur et vise à hausser les taux horaires minimums de salaire d’environ de 5,5 % par année, annonce le ministre du Travail Jean Boulet.

Services automobiles: hausse de 5,5 % accordée aux travailleurs

Claude Plante
Claude Plante
La Tribune
Un Décret modifiant celui sur l’industrie des services automobiles des régions d’Arthabaska, de Granby, de Sherbrooke et de Thetford Mines entre en vigueur.

Il vise à hausser les taux horaires minimums de salaire et à y retirer le métier de pompiste. Les augmentations salariales sont environ de 5,5 % par année, annonce le ministre du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité sociale Jean Boulet.

Cette décision permettra, d’une part, d’augmenter le pouvoir d’achat des salariés. D’autre part, en établissant des « salaires minimums plus compétitifs », cette modification favorisera l’attractivité des entreprises de ce secteur et contribuera ainsi à réduire les impacts de la pénurie de main-d’œuvre dans l’industrie des services automobiles, souligne-t-on dans un communiqué de presse.

De 2016 à 2019, il y a eu une hausse de 228 % des postes vacants chez les mécaniciennes et mécaniciens et les réparateurs et réparatrices de véhicules automobiles, de camions et d’autobus, souligne-t-on à titre d’exemple. Au quatrième trimestre de 2019, on comptait 1185 postes vacants chez les concessionnaires de véhicules et de pièces automobiles partout au Québec.

« Ce que nous annonçons est significatif pour les travailleurs et les travailleuses de l’automobile visés par la présente modification. En plus de répondre à une demande des acteurs de l’industrie automobile des régions d’Arthabaska, de Granby, de Sherbrooke et de Thetford Mines, nous posons un geste concret pour contrer la rareté de main-d’œuvre dans ce secteur en offrant des conditions de travail plus attractives », déclare le ministre Boulet.

« Les décrets de convention collective permettent aux entreprises de se faire une saine compétition tout en assurant des conditions de travail avantageuses pour les salariés et les salariées assujettis. »

Cette annonce donne notamment suite à une résolution, adoptée à l’unanimité le 28 octobre 2019 par le Comité paritaire sur l’industrie des services automobiles des Cantons de l’Est. Le Décret assujettit 774 entreprises et 4056 salariés. Ceux-ci oeuvrent notamment dans la réparation et l’entretien de véhicules automobiles.

Les 84 pompistes de la liste inscrits en 2019 sont dorénavant exclus.

La mise en œuvre de ces modifications s’échelonnera sur plusieurs mois, ce qui laissera le temps aux entreprises de se préparer, précise le ministère. De plus, dans le contexte de la crise actuelle, ces dernières pourraient bénéficier des mesures temporaires d’aide aux entreprises annoncées par les gouvernements provincial et fédéral.

Les modifications apportées par le Décret n’altéreront pas la compétitivité des entreprises québécoises de services automobiles établies dans les régions visées par rapport à celles de l’Ontario et des États américains limitrophes, notamment en raison de la spécificité des services automobiles couverts par le Décret.

Un décret de convention collective est un règlement adopté par le gouvernement du Québec en vertu de la Loi sur les décrets de convention collective. Il permet de protéger les employeurs contre la concurrence déloyale et d’améliorer les conditions de travail des travailleurs et travailleuses syndiqués ou non syndiqués.