Serge Cardin: « Je suis dans l'équipe de l'exécutif de Lac-Mégantic, je n'ai pas été invité officiellement à me présenter et je ne suis pas au courant de l'orientation qu'ils veulent prendre. Je n'ai aucune prétention. Mais ça m'intéresse encore, je vais sans doute y travailler jusqu'à la fin de mes jours! »

Serge Cardin songe à représenter le PQ dans Mégantic

L'ex-député de Sherbrooke Serge Cardin songe à se porter candidat aux élections de 2018, mais cette fois dans le comté de Mégantic, où il a trouvé refuge après sa défaite aux mains de Luc Fortin en 2014.
Rejoint à son domicile de Hampden, près de Scotstown, le vétéran politicien Serge Cardin n'a pas nié certaines rumeurs voulant qu'il défende les couleurs du Parti québécois contre le député libéral Ghislain Bolduc.
« Je suis dans l'équipe de l'exécutif de Lac-Mégantic, je n'ai pas été invité officiellement à me présenter et je ne suis pas au courant de l'orientation qu'ils veulent prendre. Je n'ai aucune prétention. Mais ça m'intéresse encore, je vais sans doute y travailler jusqu'à la fin de mes jours! » a-t-il admis en riant.
« Il y a peu d'activités pendant l'été, à l'exécutif. Mais je vais les rencontrer bientôt. Ils devraient vouloir ma venue pour les prochaines élections... Car les gens me saluent autant à l'épicerie, à Lac-Mégantic, qu'au Canadian Tire de Sherbrooke. »
Après 12 ans au conseil municipal de Sherbrooke, de 1986 à 1998, 12 ans et demi à la Chambre des communes pour défendre les couleurs du Bloc Québécois, de 1998 à 2011, et un court mandat d'un an et demi de gouvernement minoritaire à Québec, sous la bannière du Parti québécois de 2012 à 2014, il convient « qu'un chat échaudé craint l'eau froide, après deux expériences difficiles, en 2011 et 2014. Je n'avais pas prévu que des jeunes loups pouvaient débarquer comme ça en politique. »
Son refuge, c'est donc un chalet où il a dû panser ses blessures après ces deux élections crève-coeur où il a été emporté par la vague orange de Jack Layton, en 2011, s'inclinant devant Pierre-Luc Dusseault, qui n'avait que 20 ans, et en 2014, à l'élection générale au Québec, défait par le libéral Luc Fortin.
« Comme en 2012, je fais mes calculs aujourd'hui... Il y a encore quelque chose qui pourrait arriver en 2018, contre Ghislain Bolduc, où il y aurait peut-être des chances... Cela m'intéresserait d'y travailler. On en a parlé, mais il n'y a rien de décidé ni d'engagé. J'avoue que je vais aller où je pourrai être utile. Nous allons remuer les cendres et essayer de raviver les flammes...! Je ne dis vraiment pas non, car si je peux être utile, je serai là! », a-t-il assuré.