Blasés de leurs succès les Cantonniers de Magog, eux qui règnent au sommet de la Ligue midget AAA du Québec depuis deux ans?

Septembre, un mois payant pour les Cantonniers

COMMENTAIRE / Blasés de leurs succès les Cantonniers de Magog, eux qui règnent au sommet de la Ligue midget AAA du Québec depuis deux ans? Pas à la lumière de leur étincelant début de campagne qui est un copier-coller des deux saisons précédentes.

Pour une troisième année consécutive, les Magogois sortent les griffes et sautent sur la glace tels des bêtes assoiffées au mois de septembre. C’est devenu une coutume. En 2017-2018, les Cantonniers avaient aussi amorcé la saison avec six victoires de suite. Ils avaient fait mieux la saison suivante avec neuf gains d’affilée, un de moins que le record d’équipe. Les voilà rendus à six cette année et ils tenteront de prolonger cette séquence victorieuse en recevant vendredi les Gaulois de Saint-Hyacinthe et le Collège Notre-Dame de Rivière-du-Loup de l’entraîneur Sherbrookois Mike Maclure dimanche.

Il y a moins de 24 heures on me demandait mon appréciation sur la nouvelle mouture des Cantonniers. Dans un premier temps, il est important de calmer le jeu et appeler un chat un chat. Les Cantos n’ont pas eu le calendrier le plus difficile de la ligue en ce début de saison. Cela n’enlève rien à leur mérite. Il n’y a quand même pas d’adversaire qui donne la victoire sur un plateau d’argent dans le circuit Lévesque.

Ce qui est remarquable, c’est l’équilibre des forces. Pas de super vedette à la Robidas, Dion, Doucet, Guay, Villeneuve, mais la profondeur à toutes les positions est frappante, voire renversante. Les 12 attaquants et les six défenseurs peuvent être envoyés dans la mêlée dans toutes les situations, peu importe le pointage et le temps à écouler au cadran indicateur. Ils peuvent tous être employés sur les unités spéciales. Au chapitre des statistiques, déjà 16 des 18 patineurs ont trouvé le fond du filet. Tout ça après seulement six parties. Le tandem de gardiens de but est tout autant à la hauteur.

Au premier coup d’œil, tous les joueurs semblent connaître leurs limites. Ils sont soudés, jouent en équipe et n’essaient pas de donner un spectacle coûte que coûte au détriment de la performance. Cela peut déplacer des montagnes.

Votre humble serviteur vous conseille quand même de patienter avant de réserver vos billets pour la Coupe Telus à Saint-Hyacinthe le printemps prochain. La fin octobre sera passablement révélatrice sur la réelle valeur de la troupe magogoise avec, entre autres, deux affrontements contre chacune de ces deux puissantes formations que sont le Séminaire St-François et Trois-Rivières.

La victoire qui colle à la peau

Dans le vestiaire de l’équipe cinq vétérans sont synonymes de succès. Mathys Poulin, Julien Bourget, Zackary Michaud, Justin Bergeron et Félix Paquet sont 17-1 à leurs 18 dernières rencontres dans l’uniforme des Cantos, soit depuis le quatrième match de la demi-finale contre l’Intrépide de Gatineau la saison dernière. En voilà cinq qui doivent se pincer pour être certains qu’ils ne sont pas au beau milieu d’un rêve.

Potvin et Belichick

La comparaison m’a été soufflée à l’oreille tout récemment. Félix Potvin et Bill Belichick des Patriots de la Nouvelle-Angleterre ont, semble-t-il un point en commun. Pas certain que Potvin sera fort heureux de cette comparaison, lui qui est un fan des Steelers de Pittsburgh dans la NFL.

Toujours est-il que mon interlocuteur comparait Potvin et Belichick sur le point suivant. Ils perdent des joueurs importants chaque année et malgré tout le succès demeure au rendez-vous. Potvin et Belichick continuent de gagner, d’accumuler les championnats. Comme si la structure mise en place par les deux coachs, le système qu’ils implantent les fait gagner, peu importe les joueurs qu’ils ont sous la main.

Pas bête comme comparaison, mais j’ajouterai que Belichick a quand même la chance de compter sur son général Tom Brady chaque année. De son côté, Potvin doit en dénicher un chaque année.

Justin Robidas

Que dire du début de saison éclatant de Justin Robidas dans la LHJMQ avec les Foreurs de Val d’Or! Un but, une passe et la première étoile de la partie. Tout ça à 16 ans, je vous le rappelle. Bien sûr, un match ne fait pas une saison, mais Robidas, je l’ai déjà écrit, est le joueur le plus complet à avoir porté les couleurs des Cantonniers de Magog depuis belle lurette. Un genre de Samuel Poulin en plus petit format.

Le fils de Stéphane Robidas ne peut pas rater son coup.