Jonathan Blais l'avait affirmé haut et fort : il bloquerait les sentiers de motoneiges qui passent sur sa terre à compter du 1er février, devançant du même coup la date choisie par l'Union des producteurs agricoles (UPA) de cinq jours.

Sentiers de motoneige : un acériculteur devance le blocus

Jonathan Blais l'avait affirmé haut et fort : il bloquerait les sentiers de motoneiges qui passent sur sa terre à compter du 1er février, devançant du même coup la date choisie par l'Union des producteurs agricoles (UPA) de cinq jours.
Mercredi, passé de la parole aux actes, M. Blais a obtenu l'appui insoupçonné des motoneigistes.
« C'est fait, les cadenas ont été posés ce matin sur les barrières », déclare l'acériculteur de La Patrie, lui qui espère voir l'UPA ne pas plier les genoux dans sa lutte pour repousser d'un an la réforme des taxes foncières proposée par Québec.
Inévitablement, ce geste aura des répercussions sur les amateurs de motoneiges de la région. Cependant, il semble bien que le Club de motoneigistes des monts Appalaches, qui englobe la région du Haut-Saint-François, appuie M. Blais dans ses démarches. « J'ai un très bon contact avec Hélène Prévost, présidente de mon club de motoneiges, et elle m'a affirmé être derrière nous », raconte l'administrateur de la région de Hampden, Scotstown, Chartierville, La Patrie pour l'UPA.
Jointe par La Tribune, Mme Prévost a en effet démontré son soutien à la cause des producteurs agricoles, bien qu'elle espère un rapide dénouement. « Je crois que cela est légitime pour avoir de la visibilité dans leur cause et des négociations avec le gouvernement. De ce fait, je les comprends de choisir ce moyen de pression. Cela fait plusieurs années que nous avons les permissions des agriculteurs pour passer sur leurs terrains et ça a toujours bien été. Je demande simplement au gouvernement d'avoir de l'ouverture à la table des négociations », a exprimé la présidente du Club de motoneigistes des monts Appalaches.
Cependant, elle espère que le conflit ne durera pas longtemps puisque les sentiers sont à leurs conditions optimales et que les excursions des motoneigistes sont de bons moteurs économiques pour les petites communautés régionales. « C'est évident que les motoneigistes sont déçus car ça tombe en plein milieu de la saison où les sentiers sont en parfaites conditions. On ne voudrait pas qu'une telle situation revienne toutes les années. Toutefois, il faut comprendre que c'est pas un privilège que les agriculteurs ont de nous faire passer sur leurs terres. On espère que ça va se régler rapidement », estime-t-elle.
De leur côté, les autres membres de l'UPA bloqueront les sentiers aux motoneigistes à compter du 6 février. Une conférence de presse est d'ailleurs prévue à cet effet aujourd'hui.