Le Comité des citoyens.es secteur Deauville-Magog demande à la mairesse de Magog, Vicki-May Hamm, ainsi qu’au maire de Sherbrooke, Steve Lussier, d’intervenir pour que cesse le transport de matières dangereuses en attendant que des assurances soient offertes quant à la sécurité des rails sur le tronçon Farnham — Lac-Mégantic.

Sécurité ferroviaire : Hamm et Lussier invités à intervenir

Le Comité des citoyens.es secteur Deauville-Magog demande à la mairesse de Magog, Vicki-May Hamm, ainsi qu’au maire de Sherbrooke, Steve Lussier, d’intervenir pour que cesse le transport de matières dangereuses en attendant que des assurances soient offertes quant à la sécurité des rails sur le tronçon Farnham — Lac-Mégantic.

Les deux co-porte-parole du Comité de citoyens.es Deauville-Magog, Isabelle Dionne et Anne LeBel, ont acheminé une lettre à la mairesse de Magog ainsi qu’à son homologue sherbrookois, au cours des derniers jours, pour faire connaître la demande de leur groupe, lequel appuie les revendications de la Coalition des citoyens et organismes engagés pour la sécurité ferroviaire de Lac-Mégantic.

« Nous vous demandons d’intervenir auprès du ministre des Transports du Canada pour qu’il ordonne la cessation du transport des matières dangereuses sur le tronçon Mégantic-Farnham jusqu’à ce que cette portion du réseau ferroviaire soit jugée sécuritaire, hors de tout doute », écrivent les deux porte-parole du comité.

Dans leur lettre, Mmes Dionne et LeBel rappellent que le ministre Marc Garneau « a intimé à la compagnie de procéder à des réparations sur l’ensemble du tronçon Mégantic-Farnham d’ici le 15 octobre ». Mais elles soulignent que le transport de matières dangereuses se poursuit malgré que les travaux n’ont pas été entièrement exécutés et encore moins vérifiés par des inspecteurs compétents.

« Des convois composés, entre autres, de marchandises dangereuses continuent de circuler plusieurs fois par jour et à bonne vitesse sur la voie ferrée dans l’état de détérioration que vous lui connaissez », font valoir les deux co-porte-parole du Comité de citoyens Deauville-Magog.

À ce sujet, Anne LeBel remarque qu’un récent déraillement, survenu à Nantes à la fin août, tend à démontrer que les craintes de son comité sont tout à fait compréhensibles.

« Ça fait un moment que l’on trouve l’état des rails alarmant, mais on nous répond qu’on n’est pas des experts. Par contre, on sait maintenant, avec le rapport de Jean-René Gagnon de Transport Canada, qu’on ne disait pas n’importe quoi. On n’est pas obligé d’attendre une catastrophe avant de bouger », déclare Mme LeBel.


« On n’est pas obligé d’attendre une catastrophe avant de bouger. »
Annie LeBel

Les deux co-porte-parole soutiennent par ailleurs que la mairesse de Magog et le maire de Sherbrooke n’ont d’autre choix que d’agir s’ils souhaitent démontrer leur soutien envers les citoyens les plus exposés aux dangers engendrés par le transport ferroviaire.

« Vous ne pouvez pas, en toute connaissance de cause, affirmer que notre sécurité est au cœur de vos préoccupations, si vous ne prenez pas tous les moyens à votre disposition pour assurer celle-ci. »

Mme LeBel ajoute sur le même thème qu’elle a parfois le sentiment que les autorités essaient de « ménager la chèvre et le chou. On dirait qu’elles veulent à la fois ne pas nuire à l’économie et nous rassurer, mais ça ne fonctionne pas toujours. »

En réflexion

Invitée à commenter, la mairesse Vicki-May Hamm assure que la Ville de Magog a la sécurité de ses citoyens à cœur. Mais elle reconnaît être incapable à ce stade de donner suite à la demande du comité de citoyens. « J’ai demandé une série de vérifications à mes équipes avant de répondre pour être certaine de ne pas commettre une erreur », révèle-t-elle.

Cela dit, Mme Hamm mentionne qu’elle joindra sa voix au comité si des gens qui ont les compétences et l’indépendance nécessaires lui démontrent que la demande du groupe est justifiée.

Quant à Steve Lussier, il confie qu’il traite le dossier avec beaucoup de sérieux. « J’ai contacté la mairesse de Magog pour en discuter. Ce soir (mardi), j’assiste à un comité de sécurité publique. On pourra répondre par la suite. Ça demande réflexion. Mon cabinet est en contact avec les citoyens du secteur. »