La Municipalité de Saint-Denis-de-Brompton manque d’espace pour entreposer les équipements et les matériaux requis pour sa division des travaux publics. Cinq employés sont également contraints de travailler depuis janvier dans une roulotte de chantier aménagée derrière l’hôtel de ville.

Saint-Denis va de l’avant avec un site pour ses travaux publics

Deux mois et demi après s’être fait bloquer un emprunt de 538 000 $ pour acquérir un site pour installer sa division des travaux publics, la Municipalité de Saint-Denis-de-Brompton va de l’avant avec le projet en procédant à la location d’un terrain et d’un bâtiment.

Comme le projet doit encore être adopté en assemblée publique lundi, l’administration municipale n’a pas voulu dévoiler l’emplacement retenu, la durée du bail, ni le coût du loyer.

La Municipalité vise néanmoins une location à long terme qui pourrait aboutir ultimement sur une acquisition, assure-t-on.

« Nous avons fait l’inventaire complet des sites potentiels versus nos besoins actuels et futurs, tout en considérant la réglementation municipale en matière d’urbanisme et de nuisances sonores, explique le maire Jean-Luc Beauchemin par voie de communiqué. Nous avons réalisé qu’actuellement, un seul site est disponible à court terme. Il est impératif de saisir cette opportunité maintenant, parce que nous ignorons à quel moment d’autres sites seront disponibles dans la municipalité. »

Le site retenu permettra d’entreposer les véhicules, équipements et matériaux nécessaires aux travaux publics, dont une camionnette, deux compacteurs et une remorque fermée qui viennent d’être acquis. Le bâtiment existant sur le site pourra aussi accueillir cinq employés qui travaillent depuis le début de l’année dans une roulotte de chantier, qui pallie un manque d’espace à l’hôtel de ville.

Réduire la dépendance à la sous-traitance

Ce site de travaux publics doit permettre à la Municipalité d’améliorer la qualité des services de voirie « dans un contexte de croissance démographique et de proximité », ajoute-t-on.

Au moment où les citoyens ont bloqué le projet, en février dernier, le maire Beauchemin expliquait qu’en se dotant d’un tel site, la Municipalité veut réduire sa dépendance à la sous-traitance. « Comme on n’a pas de camion ni de lieu de stockage actuellement, on est toujours esclaves de leurs tarifs et de leurs agendas », déplorait-il.

L’accès à un garage pour stationner les camionnettes préviendra également les risques de vol d’outils et d’équipements qui s’y trouvent et que les employés doivent actuellement manipuler matin et soir pour accomplir leurs tâches quotidiennes.

Rappelons que l’emprunt de 538 000 $ était soumis à une approbation référendaire et 268 citoyens ont signé le registre obligeant la Municipalité à tenir un référendum pour aller de l’avant.

« Nous avons réalisé que nos citoyens n’avaient pas été suffisamment informés de nos démarches en amont de cet emprunt, d’où la levée de boucliers que nous avons observée, analyse M. Beauchemin. Malheureusement le temps nous manque pour expliquer nos besoins, justifier nos démarches et poursuivre l’adoption du règlement, c’est pourquoi nous misons sur la location pour atteindre nos cibles dans les plus brefs délais. »