Du marquage au sol pour des traverses piétonnes sera fait aux quatre coins à l’intersection des rues Desrivières et Miquelon.
Du marquage au sol pour des traverses piétonnes sera fait aux quatre coins à l’intersection des rues Desrivières et Miquelon.

Saint-Camille veut sécuriser ses piétons

SAINT-CAMILLE — La sécurité des piétons sera beaucoup améliorée à Saint-Camille avant le début de la prochaine année scolaire. Une zone scolaire à 30 km/h sera aménagée sur la rue Desrivières devant l’école. Elle s’ajoute à celle sur la rue Miquelon. Du marquage au sol pour une traverse piétonne sera fait aux quatre coins ainsi qu’entre les deux trottoirs un peu plus loin. Un marquage au sol pour annoncer la zone de 50 km/h sera également apposé dans les entrées du village. Finalement, un radar pédagogique a aussi été installé.

Ces modifications viendront, selon le maire Philippe Pagé, assurer la sécurité des piétons, mais plus précisément des enfants qui doivent maintenant, en raison des mesures sanitaires liées à la COVID-19, traverser la rue chaque matin pour se rendre à l’école.

Les demandes au ministère des Transports du Québec ont été faites après un incident qui aurait pu se révéler tragique à la fin de l’année scolaire. Le 18 juillet, le conducteur d’un gros camion a été distrait ou n’a simplement pas vu l’arrêt qui s’en venait. Lorsqu’il a finalement appuyé sur les freins, il était trop tard et il n’a pas été en mesure de s’immobiliser au cœur du village alors que des enfants traversaient la rue pour se rendre à l’école. La vigilance de la brigadière a permis d’éviter le pire. Le camion s’est finalement arrêté un peu plus loin et le conducteur était en état de choc. À la suite de cet événement, des patrouilleurs de la Sûreté du Québec ont été présents pour les dernières journées de l’année scolaire.

« Ça fait longtemps qu’on observe une problématique de vitesse au village, mentionne Philippe Pagé. C’était la goutte qui faisait déborder le vase et ça nous donnait un argument de plus pour le MTQ, indique-t-il. En ce moment ça va super bien, mais ils ne sont pas toujours dans la collaboration. »

Déjà certains gestes ont été posés par le ministère.

« Il y a des arbres qui cachent certaines pancartes et on a demandé de faire de l’élagage, souligne M. Pagé. Ils ont aussi installé quatre panneaux pour signaler la proximité d’un arrêt. »

Philippe Pagé mentionne aussi que la municipalité n’hésitera pas à embaucher des brigadiers ou augmenter leur rémunération pour assurer la sécurité des enfants.

Il encourage aussi les citoyens qui observent des comportements répréhensibles sur la route à appeler la police.

« Un simple témoignage avec une plaque d’immatriculation, c’est assez pour la police pour qu’elle intercepte la personne », résume-t-il.