Sabrina Blanchet serait heureuse de se retrouver dans le top 5 des coureurs à la conclusion des épreuves Pro Champ du Grand Prix Ski Doo de Valcourt.

Sabrina Blanchet suit les traces de son grand-père

La pilote de motoneige sur ovale de glace, Sabrina Blanchet, a de qui tenir sa passion pour la course. C’est son grand-père, lui-même adepte de ce sport qui lui a donné la piqûre lorsqu’elle n’avait que sept ans.

« Mon grand-père Gaston Ferland coursait. Alors c’est avec lui et grâce à lui que j’ai commencé. Le goût de la course, c’est un peu de famille », explique Sabrina Blanchet.

À lire aussi: Megan Brodeur prête à défendre son titre

Cette passionnée de vitesse a su tracer son chemin dans un univers d’hommes. « Je course contre des gars depuis l’âge de sept ans, alors je ne vois aucune différence. J’ai évolué avec eux pendant des années donc, pour moi, c’est quelque chose d’habituel », affirme la seule femme au monde à courser dans la catégorie Pro Champ.

Sa persévérance et sa détermination ont inspiré une jeune femme de 16 ans à suivre ses traces et se lancer dans le circuit de motoneige sur glace. « Je suis heureuse de voir qu’une autre femme participe au circuit et si j’ai été une inspiration, c’est flatteur et plaisant de le savoir », avoue humblement Sabrina Blanchet.

Au Grand Prix Ski Doo de Valcourt, les pilotes de motoneige sur glace peuvent atteindre une vitesse de près de 180 kilomètres à l’heure. Comme pour les autres participants, la Drummondvilloise désire remporter les honneurs dans les différentes finales. « Souvent, en semi-pro, on vise la victoire. En Pro Champ, on vise de se qualifier durant les trois jours de course (vendredi, samedi et dimanche) pour participer à la grande finale. C’est certain qu’un top 5 serait le bienvenu. On verra comment ça va aller, mais je suis déjà confiante », affirme la coureuse de haute vitesse.

Au Grand Prix, la journée du jeudi est réservée aux essais. Pour Sabrina Blanchet, ils lui ont permis de constater qu’il y avait de petites choses à rectifier sur le moteur de son bolide. « À la pratique, on a fait « sauter » le moteur. Le Ski Doo allait bien, mais le moteur c’était autre chose », confie celle qui est aussi à l’aise en mécanique que sur les pistes.

Selon Sabrina Blanchet, l’ovale de glace du Circuit Yvon-Duhamel passe le test. « La piste est très belle chaque année. Le changement de température a fait en sorte qu’elle est plus molle par endroit, mais ce n’est pas dramatique. Elle est agréable à pratiquer », ajoute-t-elle.

Bien qu’elle soit en pleine possession de ses moyens, Blanchet connaît ses adversaires. « On s’entend qu’en Pro Champ, ce sont les pilotes américains et ceux qui viennent d’Eagle River qui sont compétitifs. En Semi-Pro champ, je devrai surveiller Danick Lambert et Steven Marquis, s’il course dans cette catégorie ».


«  Je course contre des gars depuis l’âge de sept ans, alors je ne vois aucune différence.  »
Sabrina Blanchet

Sabrina Blanchet gravit les échelons en compagnie d’une solide équipe. « Après mon grand-père, Georges, le patron de l’équipe, m’a aidé à évoluer dans toutes les classes. Mon père nous aide avec des membres de la famille et les amis », raconte la pilote # 79 qui n’a visiblement pas froid aux yeux.

Tout comme d’autres pilotes, Blanchet aime particulièrement participer au Grand prix de Valcourt. « La ville est située à trente minutes de la maison et il est plus facile pour ma famille et mes amis de venir nous voir. C’est comme chez nous. »

La fébrilité est palpable sur le Circuit Yvon-Duhamel

La fébrilité des pilotes était palpable à la veille du départ officiel du Grand prix Ski Doo de Valcourt qui aura lieu vendredi à midi. Les périodes d’essai du jeudi ont permis d’apporter des améliorations aux bolides et de dompter le Circuit Yvon-Duhamel. Certains ont même dû réparer sérieusement leur monture.

C’était le cas du pilote de sno bike Yanick Boucher. « Après quelques tours, ma moto s’est brisée, mais je ne me suis pas blessé. J’ai donc pu la réparer et j’attends maintenant mon tour pour le deuxième essai. Les bris étaient quand même sérieux et j’ai dû prendre les morceaux de ma moto de pratique pour la réparer », explique l’ancien pilote de snocross.

L’athlète franco-ontarien s’est dirigé vers le sno bike à la demande de Bailey motosport. « On m’a fait la demande il y a deux ans et je n’ai pu refuser puisque j’avais déjà de l’expérience en snocross et en motocross », mentionne l’habituée du Grand prix de Valcourt.

L’athlète de course sur neige participe au circuit CSRA et a remporté la première manche. « À la fin janvier, je me suis qualifié pour les X Games. Je n’ai pas pu finir les finales à cause d’un accrochage dans le premier virage », raconte-t-il.

Le paddock grouillait autant de motoneiges que de motos prêtes à sauter sur l’ovale de glace afin de connaître le caractère de la piste. Le pilote de sno cross originaire de la vallée de la Matapédia, Théo Poirier, attendait impatiemment son tour.

Le plus jeune pilote œuvrant dans la classe Pro au Québec course pour une deuxième année à Valcourt s’est taillé une place dans différentes compétitions. « J’ai raflé presque tous les honneurs en Pro lite. J’ai terminé troisième en finale Pro2 derrière Francis Pelletier et Savage. Je suis content de ma performance », avoue le pilote de 16 ans qui ne vise rien de moins que de gagner les deux finales dans la classe Pro lite à Valcourt.

Avec des conditions météorologiques presque idéales, l’équipe du Grand Prix ne peut que se réjouir. « Afin d’offrir des conditions maximales aux pilotes lors des courses officielles, nous avons dévié le parcours des essais. La température clémente permet à l’équipe de finir l’installation dans des conditions agréables et dans la bonne humeur. Samedi et dimanche, les conditions seront parfaites pour la tenue de l’évènement », affirme Véronique Lizotte, directrice générale du Grand prix Ski Doo de Valcourt. - Julie Lupien