Ghislain Bolduc

Route 257 : une pétition de 2000 noms

Johanne Delage, présidente du Comité de la route 257, s'entretiendra avec l'adjoint au ministre des Transports, de la Mobilité durable et de l'Électrification des transports Ghislain Bolduc lundi au sujet de la réfraction de la fameuse route 257, considérée comme l'une des pires au Québec.

Mme Delage est armée pour cette rencontre d'une pétition signée par plus de 2000 résidents et entrepreneurs des MRC du Haut-Saint-François et du Granit.

« On dépose notre pétition et les lettres d'appui lundi à 14 h 30 aux bureaux de M. Bolduc, à Cookshire-Eaton », annonce-t-elle d'emblée. « La pétition tient à faire réaliser au ministre l'importance de la route 257. »

Établir un précédent

Rappelons que le Comité a présenté plus tôt cet hiver un plan concret, dans lequel les cinq municipalités en bordure de la route s'engagent à payer 10 % de la somme nécessaire à la réfection de la chaussée. Mme Delage croit que cette entente pourrait créer un précédent quant au financement de l'entretien des routes provinciales au Québec.

« On s'attend à ce que M. Bolduc fasse une déclaration quant à l'avenir du projet. Les élections s'en viennent, après tout », confie-t-elle, optimiste de recevoir de bonnes nouvelles. « Ce dossier-là pourrait servir de projet pilote, alors que notre proposition est unique et novatrice. On pense que le Ministère va se servir de notre projet comme exemple pour la réfection de routes ailleurs dans la province », poursuit-elle.

« Les cinq municipalités s'impliquent financièrement, malgré nos petits budgets municipaux. Ça ne s'est jamais vu dans l'histoire du Québec, c'est véritablement unique. »

Importance régionale

Le cas de la 257 a des impacts bien au-delà des cinq municipalités jouxtant la route, alors qu'elle est la principale porte d'entrée vers la MRC du Granit et une artère menant aux États-Unis, explique la mairesse, qui a dû se procurer un VUS afin de pouvoir l'emprunter chaque jour.

« La 257 est une route qui mène à la MRC du Granit, donc au parc national du Mont-Mégantic ainsi qu'à son observatoire. La condition déplorable de la route a un impact sur le tourisme et les municipalités en souffrent », rappelle-t-elle.

« C'est une route qui va directement aux États-Unis aussi. Plusieurs entreprises nous ont appelés pour avoir un formulaire de pétition à signer, tellement l'état de la route nuit à leurs affaires. Certains de leurs clients ne veulent plus faire de détour pour se rendre à leurs entreprises, elle est maganée à ce point là. On parle de son état jusqu'en Montérégie », conclut-elle.