Pour sa portion dans la MRC des Sources, la route 257 s’étend sur 12 kilomètres entre Saint-Adrien (5 km) et Ham-Sud (7 km).
Pour sa portion dans la MRC des Sources, la route 257 s’étend sur 12 kilomètres entre Saint-Adrien (5 km) et Ham-Sud (7 km).

Route 257 : Saint-Adrien et Ham-Sud toujours en attente du gouvernement

Simon Roberge, Initiative de journalisme local
Simon Roberge, Initiative de journalisme local
La Tribune
Le déplacement des utilités publiques le long de la route 257 entre Saint-Adrien et Ham Sud va bon train en vue de la réfection complète du tronçon, mais les deux municipalités sont toujours en attente pour savoir qui payera la facture finale qui s’élève à environ 10 millions de dollars.

Pour sa portion dans la MRC des Sources, la route 257 s’étend sur 12 kilomètres entre Saint-Adrien (5 km) et Ham-Sud (7 km). Elle est considérée comme l’une des pires routes au Québec.

Avec respectivement quelque 500 et 240 payeurs de taxes, il est impensable pour les deux municipalités d’assurer la réfection complète de la route qui dessert notamment le Parc régional du Mont-Ham.

Selon le maire de Saint-Adrien, Pierre Therrien, 1 800 000 $ ont déjà été investis dans son tronçon, dont 300 000 $ venant de la municipalité.

« On est une petite municipalité, mentionne-t-il. On a fait un effort assez grand. »

M. Therrien espère que le ministère considère la route 257 comme un cas spécial.

« Il existe des programmes qui subventionnent jusqu’à 75 %, mais même là, ça représente 2 500 000 $, explique-t-il. C’est impensable et ça n’a aucun sens. On devrait y aller avec un financement à 100 % gouvernemental. C’est ce qu’on veut et ce qu’on désire. »

Il manque selon le maire un bon deux millions de $ pour terminer complètement les travaux sur la portion de Saint-Adrien.

« Il faut logiquement parlant y aller par étape, ajoute-t-il. On a demandé d’y aller en trois étapes sur trois ans. »

De son côté, Ham-Sud a reçu récemment une subvention de 120 000 $ pour entamer le déplacement des utilités publiques, mais la facture pour cette étape est de 500 000 $. 

« On ne pourra pas le compléter, il va falloir attendre d’autres sommes », admet la directrice générale Marie-Pier Dupuis.

Une bande cyclable est aussi dans les plans si le financement le permet.

Un dossier « pris au sérieux »

Bruno Vachon, directeur du bureau de comté de Richmond, assure que le dossier est prioritaire et que des discussions avec le ministère des Transports ont lieu chaque semaine.

« C’est un dossier qui est particulier et c’est pour ça que c’est un peu plus long, explique-t-il. Il y a des tronçons qui entrent dans des programmes normés et des portions qui ne le sont pas. »

En ce moment, c’est l’ensemble du projet de réfection de la route 257, qui parcourt aussi plus de 40 kilomètres dans la MRC du Haut-Saint-François, qui est à l’étude.

« L’important pour nous c’est que les utilités publiques soient déplacées le plus rapidement possible pour qu’au moment de l’annonce, on puisse aller de l’avant, souligne M. Vachon. C’est un dossier prioritaire pour nous. »

« Ça va au-delà de faire seulement une réfection de route, ajoute-t-il. On voit le BEAM qui est en train de prendre de l’expansion et le mont Ham. Il y a beaucoup de touristes qui vont s’amener. C’est un projet majeur pour la MRC des Sources. »

Pierre Therrien considère aussi que les autorités font leur travail.

« Ils démontrent leur bonne foi parce que les étapes avancent bien, résume-t-il. Ça avance au compte-gouttes, mais il faut être patient. »