Le souvenir de Roger Nicolet n’est pas près de s’effacer de la mémoire des politiciens qui ont travaillé en sa compagnie dans la région.

Roger Nicolet: «Un travailleur infatigable», selon l'ex-maire Poulin

Le souvenir de Roger Nicolet n’est pas près de s’effacer de la mémoire des politiciens qui ont travaillé en sa compagnie dans la région. L’ex-maire de Magog Marc Poulin et l’ancien président de la Conférence régionale des élus (CRÉ) de l’Estrie Maurice Bernier reconnaissent qu’il mérite toutes les fleurs qui lui sont lancées depuis lundi.

Ayant quitté la politique en 2009, M. Poulin a très bien connu Roger Nicolet à l’époque où ce dernier était maire d’Austin et préfet de la MRC de Memphrémagog. Il en parle de la façon la plus élogieuse qui soit.

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« Il avait de la prestance et ne disait jamais rien qui n’était pas pesé et réfléchi. Il m’a toujours impressionné. C’était un homme averti qui était aussi un travailleur infatigable. Je trouve que son parcours pourrait servir d’exemple aux politiciens d’aujourd’hui », affirme celui qui a été maire de Magog pendant 11 ans.

Marc Poulin admet avoir appris à diriger un groupe d’élus en côtoyant Roger Nicolet. « J’ai compris l’importance d’aller chercher les consensus avec mon conseil municipal en le regardant aller. Je m’assurais de toujours garder les conseillers informés et de ne pas les surprendre. J’essayais d’être proche de mes gens », explique-t-il.

Par ailleurs, M. Poulin se souvient que, à l’époque de la fusion entre Magog, Omerville et le Canton de Magog, Roger Nicolet s’était abstenu de se mêler des discussions qui avaient cours entre les élus de ces trois municipalités. « Le dossier devenait plus intense par moment, mais il nous laissait travailler. »

Et, lorsqu’on lui demande ce que la région pourrait faire pour honorer la mémoire du disparu, l’ex-maire de Magog suggère de donner son nom à l’édifice de briques rouges dans lequel travaillent les employés de la MRC de Memphrémagog.

« On lui doit beaucoup »

Pour sa part, Maurice Bernier a succédé à Roger Nicolet à la présidence de la CRÉ de l’Estrie. Il garde de lui un excellent souvenir. « Son parcours donne un sens à l’expression homme d’exception », lance-t-il.

« Il a mis son intelligence à profit pour de grands projets, mais également pour des choses beaucoup plus simples dans la municipalité d’Austin, dont il était maire. Même s’il savait gérer en fonction des priorités, il accordait la même importance aux petits et aux grands dossiers », souligne M. Bernier.

L’ancien président de la CRÉ se souvient notamment d’un repas qu’il avait pris avec Roger Nicolet afin de l’informer qu’il songeait à prendre sa place à la tête de ce défunt organisme.

« Je ne pouvais pas me présenter à ce poste sans lui en parler au préalable. J’avais donc décidé de tâter le terrain en le rencontrant. Et, quand il avait appris mes intentions, il était devenu sans voix. C’était comme si un père sentait que son fils souhaitait l’envoyer à la retraite. Ça m’avait impressionné. C’était une réaction bien humaine. »

Un géant du génie

À titre d’ingénieur, Roger Nicolet était aussi très reconnu. L’Ordre des ingénieurs du Québec lui avait d’ailleurs attribué en 1992 son Grand Prix d’excellence, la plus haute récompense offerte par l’Ordre aux membres de la profession.

« M. Nicolet était véritablement un géant du génie québécois. Il a apporté une contribution colossale à la profession et au développement du Québec. Pour ses pairs, il a été et demeurera une source d’inspiration et de grande fierté », déclare la présidente de l’Ordre, Kathy Baig.

Quant à lui, le député d’Orford, Gilles Bélanger, mentionne que le regretté ingénieur était un « homme d’envergure au parcours impressionnant, dont l’implication sociale, politique et culturelle a laissé sa marque chez nous. »

Notons que la famille sera présente le 30 janvier au Centre funéraire Côte-des-Neiges, à Montréal. Les deux jours suivants, elle recevra les gens qui ont connu l’ancien politicien au Complexe funéraire Ledoux, à Magog. Les funérailles se tiendront le 1er février à 14 h à l’abbaye de Saint-Benoît-du-Lac.