Robert Benoit: « J’avais une passion pour la politique et l’histoire dès mon tout jeune âge, raconte-t-il. J’ai travaillé fort en tant que politicien, mais il faut que j’admette qu’il m’aurait manqué quelque chose si je n’avais pas touché à cet univers à aucun moment dans ma vie. »

Robert Benoit tire un trait sur la politique

L’amour de Robert Benoit pour la politique ne fait aucun doute. Mais, après avoir siégé à titre de député de 1989 à 2003, et de conseiller municipal à Austin durant deux mandats, il a décidé de tirer sa révérence.

Jusqu’à tout récemment, M. Benoit était membre du conseil municipal d’Austin. « Je voulais qu’on ait un zonage à peu près exemplaire, à Austin, et je crois qu’on est pas mal arrivé à ça. Je pense donc que j’ai atteint l’objectif que je m’étais fixé au départ. Je peux me retirer maintenant », fait valoir cet ancien député d’Orford, âgé de 73 ans.

Robert Benoit a commencé sa carrière en politique alors qu’il habitait à Bolton-Est, une autre municipalité de la MRC de Memphrémagog. À la demande d’un ancien maire de cette municipalité, il avait accepté de se présenter aux élections municipales en 1977 et avait été élu.

Lors du référendum de 1980, il devient président du comité du Non dans le comté de Bedford. Le travail qu’il abat à l’époque, en compagnie de sa conjointe Gisèle Lacasse-Benoit, attire l’attention. L’ex-chef du Parti libéral du Québec, Claude Ryan, lui demandera d’ailleurs de s’impliquer dans son équipe électorale en 1981.

L’intégrité en priorité

De toute évidence respecté par les instances du PLQ au début des années 1980, il obtient la présidence de cette formation politique à l’époque. Il fait de l’intégrité une de ses priorités à titre de président du parti. « Je n’ai pas hésité à faire du ménage », reconnaît-il.

En 1989, Robert Benoit est élu député de la circonscription d’Orford. Il sait dès le départ que, malgré sa « bonne relation » avec le premier ministre Robert Bourassa, il ne sera pas nommé à la tête d’un ministère. « L’Estrie avait déjà plusieurs ministres et on m’avait prévenu qu’on ne voulait pas en ajouter un autre dans notre région », note-t-il.

Il participe, dans les années suivantes, à la commission Bélanger-Campeau, qui s’est penchée sur l’avenir politique et constitutionnel du Québec. Et, une fois les libéraux évincés du pouvoir, il se voit notamment confier le rôle de critique de l’Opposition officielle en matière d’environnement, une tâche qu’il a grandement aimé accomplir.

Il quitte la politique provinciale en 2003, mais dans les années qui suivent il s’implique à fond au sein d’une coalition qui lutte pour éviter le retrait de 460 hectares de terres du parc national du Mont-Orford, tel que planifié par ses anciens collègues à Québec.

Finalement, en 2009, il accepte de tenter sa chance en politique municipale en compagnie de Lisette Maillé, mairesse sortante d’Austin, une femme pour qui il a la plus haute estime.

« J’avais une passion pour la politique et l’histoire dès mon tout jeune âge, raconte-t-il. J’ai travaillé fort en tant que politicien, mais il faut que j’admette qu’il m’aurait manqué quelque chose si je n’avais pas touché à cet univers à aucun moment dans ma vie. »