Quelques milliers de personnes ont visité Richmond, qui organise un défilé pour célébrer la Saint-Patrick.

Richmond fête en vert

Vêtus de vert, des milliers d’Estriens se sont déplacés vers Richmond, dimanche, pour célébrer la Saint-Patrick et vivre le traditionnel défilé. Si certains ne portaient que des accessoires verts, d’autres ont revêtu leur kilt irlandais... malgré la température ressentie qui atteignait les - 15 degrés.

Patrick Busby et Nathaniel Mickelvey, deux hommes ayant des grands-parents qui ont immigré de l’Irlande, ont décidé de porter ce vêtement peu adapté au climat québécois. « C’est pour ne pas perdre nos valeurs religieuses, dit M. Busby. C’est important pour nous. On fait ça pour le sang irlandais », affirme-t-il, ajoutant que des gens se sont fait prendre en photo avec eux.

« C’est important pour nos racines, continue-t-il. C’est notre passé, ce sont ces gens qui ont construit le pays. Les Irlandais ont été vraiment forts mentalement et physiquement pour avoir passé au travers de la famine, entre autres. Le kilt, ça fait partie de la tradition. C’est important de garder le patrimoine. Nous, on se bat contre la température! On veut montrer qu’on est capable. On s’est lancé le défi. On vient de créer une tradition, on va le faire toutes les années, peu importe la température », exprime M. Busby, qui habite à Drummondville.

De son côté, la famille Boisjoli se rassemble tous les ans dans les escaliers de l’ancienne Bank of Montreal pour les festivités. « C’est une tradition! On a de lointaines racines irlandaises. C’est une grosse fête. On chante et on danse. Les chevaux, les tracteurs et la fanfare, c’est beau! » mentionne Émilianne, la mère de la famille.

Patrick Busby et Nathaniel Mickelvey ont revêtu leur kilt traditionnel pour fêter la Saint-Patrick.

Fête religieuse

Avec toutes les célébrations, certains oublient que la fête de la Saint-Patrick est chrétienne. Pour le Père George Harkins, qui a également des racines irlandaises, il s’agissait d’une première présence au défilé de Richmond. « J’ai vu les parades de Boston et de New York! Il y a beaucoup d’Irlandais qui se sont établis ici après la famine. »

« Saint Patrick a utilisé le trèfle pour parler de Dieu. Trois personnes dans un seul Dieu. Il parlait du Père, du Fils et du Saint-Esprit », explique-t-il, mentionnant que Saint Patrick était reconnu pour sa grande foi, « solide comme une roche », selon lui. 

Pour George Harkins, l’aspect religieux est important, mais l’aspect festif l’est également. « On mélange l’humain avec ça. Ce matin après la messe, nous avons servi du café irlandais avec de la crème irlandaise! Les Irlandais savent fêter, tout comme les Québécois. Samedi soir, dans la communauté salésienne de Sherbrooke, j’ai aussi servi des cafés irlandais. J’en ferai d’autres ce soir (dimanche) avec mon frère! » résume-t-il, le sourire aux lèvres.