Chaque année, le défilé de la Saint-Patrick de Richmond attire entre 8000 et 10 000 personnes. C’est le plus important défilé du genre après celui de Montréal.

Richmond au rendez-vous malgré le froid

La température froide de dimanche n’a pas découragé la centaine de participants du 141e défilé de la Saint-Patrick, patron des Irlandais. Bien que la foule ait été moins nombreuse que l’an dernier sur la rue Craig, la rue principale, elle, accueillait par centaine les amoureux de la fête irlandaise.

La présidente de la Société Saint-Patrick de Richmond Erika Lockwood et la vice-présidente Julie O’Donnell n’étaient nullement inquiètes du succès du défilé cette année malgré le froid. « Il y a plus d’une centaine de participants à la parade comme chaque année. Nous ne prenons plus d’inscriptions alors ceux qui décident de venir à la dernière minute peuvent quand même participer », affirment les deux complices qui s’apprêtaient à prendre part au défilé.

Fidèles au poste, les responsables de l’Expo agricole de Richmond étaient d’attaque pour bien représenter leur organisation. « Depuis cinq ans, on s’implique encore plus dans la parade avec les différents directeurs qui mettent la main à la pâte », affirme Clifford Landcaster, président de l’Exposition agricole de Richmond.

Orphéon de Sherbrooke, qui regroupe des musiciens d’un peu partout, était de retour pour ce 141e défilé. « Julie O’Donnell nous invite chaque année et nous acceptons puisque nous aimons l’animation, la réaction du public et avant tout jouer de la musique », affirme le directeur Michel Thériault. La troupe interprétait cette année une version swing de la pièce Amazing Grace en plus de I’m looking over me et, comme l’an dernier, des pièces de Lord of the Dance.

Les jeunes du Club 4H et de l’École du Plein cœur étaient bien emmitouflés dans leur char respectif et ne manquaient pas de saluer la foule enthousiaste à leur passage.

Le froid n’a pas découragé Gaston Pelletier de faire la route de Maricourt pour amener ses chevaux en remorque jusqu’à Richmond. « C’est une belle sortie pour mes chevaux », affirme-t-il simplement.

C’était une première sortie pour les chevaux de l’écurie Métivier. « C’est leur première sortie cette année, alors ils s’agitent un peu », explique Réal Métivier. Son char accueillait deux élèves français respectivement de Paris et du sud-ouest du pays, étudiant en médecine vétérinaire à Saint-Hyacinthe. Ils affirmaient qu’en comparaison avec Montréal, beaucoup plus de chevaux paradaient au défilé de la St Pat’s à Richmond.

Pour Huguette Hallé Gosselin d’East Angus, c’était une première fois au défilé. « J’aime beaucoup l’ambiance et il y a de beaux chars allégoriques. J’en profite aussi pour aller voir ma petite-fille à Cleveland. »

Pendant que la foule se masse à l’extérieur, certains en profitaient pour regarder le défilé bien au chaud dans leur voiture. « C’est un beau défilé et nous venons chaque année célébrer la fête des Irlandais à Richmond. C’est très agréable », affirme Sylvio Verrette de Windsor accompagné de Pauline Verrette Roy et d’Huguette Verrette.

La journée de dimanche s’est terminée par différentes festivités organisées à la Légion canadienne, à l’Hôtel Grand Central, au Amigo Pub et au bar Justin Time, sans oublier la danse traditionnelle à la salle Sainte-Famille. Le brunch de clôture sera servi le dimanche 25 mars.

Chaque année, le défilé de la Saint-Patrick de Richmond attire entre 8000 et 10 000 personnes. C’est le plus important défilé du genre après celui de Montréal.

Plus qu’un défilé, une fierté

Le traditionnel défilé de la St Pat’s de Richmond est beaucoup plus qu’un défilé : c’est l’occasion idéale de démontrer la fierté reliée à ses racines irlandaises. C’est le cas de la famille Purcell de Richmond.

Albert Purcell, de la 5e génération de cette famille irlandaise au Canada, personnifie Saint-Patrick depuis plus de 10 ans. « C’est mon arrière-arrière grand-père qui est arrivé avec ses quatre fils. Aujourd’hui, je suis très fier que mes petits-enfants marchent avec moi dans le défilé. »

Le grand-père Purcell était accompagné de quatre de ses huit petits-enfants qui arboraient fièrement un costume traditionnel fabriqué par Caroline Paquette, conjointe de Paul Purcell. « J’ai essayé de reproduire le plus fidèlement possible le costume porté dans les années de la déportation. C’est un grand combat que les Irlandais ont mené pour venir jusqu’ici et nous voulons démontrer que les Irlandais sont toujours présents. »

Les petits-enfants Purcell aiment participer au défilé pour démontrer leur fierté d’être Irlandais et représenter leur génération.

Tout près de la famille Purcell, Dominic Boyce également d’origine irlandaise, affichait son nom de famille sur lui. « Cela me permet de rencontre d’autres Boyce et de peaufiner ma généalogie. Le grand-père de mon grand-père, Patrick Boyce, était le premier de la famille Boyce à s’installer dans la région de Richmond. Quand je rencontre d’autres Boyce, je me rends compte que l’on a le même ancêtre. »

Près d’une quarantaine de personnes représentant l’entreprise Bull’s Head, le Centre d’art de Richmond et le camping Melbourne s’était rassemblée pour l’occasion. « Souligner la fête de la Saint-Patrick est bon pour le patrimoine de la région. Nous sommes très dynamiques », affirme Lysanne Hamel qui accompagnait le groupe. Dominic Pearson, d’origine irlandaise et copropriétaire de la compagnie de boisson gazeuse de Richmond, profitait également de l’ambiance festive des lieux.

Pour Micheline Blanchet, il est important de souligner la fête des Irlandais. « Il y a des Irlandais dans mon entourage et pour la St Pat’s, je sors ma vaisselle verte. Après la parade, on se réunit pour continuer de célébrer. »

Les festivités du mois de mars sont organisées par la Société Saint-Patrick de Richmond. Il faut consulter le www.richmondstpats.org pour se tenir au courant des activités de la société.