Le propriétaire de la Résidence Sawyerville, Alain Parenteau, peut compter sur l’appui du préfet de la MRC, Robert Roy, dans son projet de relance de son établissement pour aînés sous forme d’organisme à but non lucratif.

Résidence Sawyerville: un OBNL pour prendre le relais

Même s’il a perdu sa bataille contre le CIUSSS de l’Estrie-CHUS, Alain Parenteau compte gagner la guerre pour que les citoyens puissent passer leur retraite au village. Une rencontre citoyenne organisée par la FADOQ sera tenue la semaine prochaine dans le but de créer un OBNL afin de relancer l’établissement.

Après avoir reçu l’appui de plusieurs propriétaires de résidence pour aînés et de nombreux citoyens, Alain Parenteau ne baisse pas les bras quant à l’avenir de la Résidence Sawyerville, contrainte de cesser ses activités le 28 novembre. 

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Une autre tuile sur Alain Parenteau

« Il n’y a rien d’officiel encore, mais des pistes de solutions possibles commencent à se dessiner pour la réouverture d’une résidence au village, dans le même bâtiment », annonce-t-il d’emblée avec optimisme. « J’ai reçu deux propositions de gens du secteur privé qui voulaient relancer la résidence. Je travaille cependant en étroite collaboration avec les gens du village et ils commencent à se mobiliser, via la FADOQ entre autres, pour redonner vie au projet. »

La rencontre aura lieu à la salle communautaire de Sawyerville le 11 décembre à 13 h et sera chapeautée par la FADOQ. On tentera de créer un OBNL et d’élire un conseil d’administration en vue d’exploiter une résidence dans les mêmes locaux. Une infirmière qui travaille dans une résidence de la région serait d’ailleurs prête prendre la tête du groupe de relance, confie M. Parenteau. 

« On attend une cinquantaine de personnes mardi prochain pour répondre aux questions des gens quant à la fermeture de la Résidence Sawyerville et essayer de lancer un OBNL qui piloterait la relance de la résidence », explique-t-il. « Ce seront les gens du village eux-mêmes qui se mobiliseront et qui travailleront de concert pour diriger la résidence dans le futur. Je leur prêterai le bâtiment et les équipements. »

« J’ai trouvé une personne qui serait prête à mener l’OBNL, une infirmière qui travaille dans une résidence du secteur public. J’ai reçu des offres de la part d’entrepreneurs privés prêts à reprendre la résidence, qui voient la rentabilité potentielle étant donné que les autres résidences de la région sont pleines », ajoute M. Parenteau.

Une formule populaire

L’idée de créer un OBNL pour administrer et diriger la future résidence n’est pas nouvelle ou farfelue. C’est le cas de bien des résidences pour aînés au Québec, dont la Résidence Wales à Richmond. 

« Il y a en quelques-unes qui fonctionnent déjà de cette manière, c’est un mode d’administration qui gagne en popularité », estime-t-il. « Ça fonctionne assez bien quand les gens sont prêts à se mobiliser et à prendre la situation en main. Avec un bon meneur, je pense que c’est quelque chose qui pourrait fonctionner très bien. C’est l’option que je privilégierais pour le moment, ça va prendre de l’implication bénévole au début, mais ça pourrait très bien se faire. » 

Le propriétaire de l’ancienne résidence, qui a connu des semaines difficiles suite à l’annonce de la perte de sa certification ainsi qu’au fil du pénible exil de ses résidents dans la neige, reste optimiste.

« Je suis très positif par rapport à la suite des choses », laisse-t-il entendre. « Je sens que les employés du CIUSSS de l’Estrie-CHUS qui communiquent avec moi quant à la fermeture sont plus courtois dans leur approche, ça me soulage grandement. La rencontre de mardi prochain permettra, je l’espère, de répondre à bien des questions. »

De son côté, le préfet de la MRC du Haut-Saint-François Robert Roy indique qu’il est prêt à appuyer les citoyens dans leurs démarches, quelle que soit la décision prise pour aller de l’avant.

« Nos portes sont toujours ouvertes, que ce soit à la MRC ou au CLD », confirme le préfet, qui a suivi la situation de près au cours des dernières semaines, réalisant l’ampleur du drame humain qui s’est déroulé sur son territoire. « S’ils veulent notre aide, on est à leur disposition pour tenter de faciliter les choses le plus possible. »