Le Festival de l’histoire de la cuisine en Estrie a attiré plus d’une centaine de personnes. Des plats ancestraux ont été préparés et servis aux visiteurs, entre autres par Joel Barter, membre de la Société d’histoire et du patrimoine de Bury.

Redécouvrir les saveurs du passé à Bury

La première édition du Festival de l’histoire de la cuisine en Estrie, qui était présenté samedi au centre communautaire de Bury, a attiré plus d’une centaine de personnes. En plus d’en apprendre sur la gastronomie de leurs ancêtres, les participants ont pu déguster des mets préparés à l’ancienne, qui ont ravi la grande majorité d’entre eux.

L’initiative de la Société d’histoire et du patrimoine de Bury d’organiser un évènement portant sur l’histoire de la cuisine dans la région a résonné auprès de la population. Coïncidant avec la montée en popularité des évènements culinaires et de l’intérêt pour les ingrédients locaux, le festival a bien choisi son moment pour faire son entrée en scène.

« On a décidé de couvrir la période allant du début des années 1800 jusqu’à 1950, parce qu’on ne veut pas toucher à la restauration rapide et les mets préparés d’avance », explique John Mackley, archiviste à la société d’histoire et du patrimoine de Bury. « On veut parler de la vraie nourriture faite à la maison par les habitants des Cantons-de-l’Est. »

Six conférenciers se sont relayés au micro au cours de la journée pour parler de différentes facettes de la cuisine ancestrale. Au cours des présentations, des petites portions de mets d’antan ont été distribuées aux participants, qui se sont régalés en découvrant ces saveurs du passé.

« Tous les différents groupes qui sont venus s’installer dans les Cantons-de-l’Est, que ce soit les Anglais, les Français, les Écossais et les Irlandais, ont tous amené avec eux des recettes traditionnelles faites à base d’ingrédients locaux, poursuit M. Mackley. Un des bons exemples est le boxty, qui est une recette de crêpe irlandaise faite avec des patates. En plus de parler de ses origines et de son rôle dans l’alimentation de l’époque, on en a fait goûter aux gens du public. On n’aura pas besoin de souper ce soir! »

« Tous les groupes ont amené des éléments culinaires différents qui se sont mélangés et qui ont donné des recettes très intéressantes. Plusieurs se sont procuré le livre de 11 recettes ancestrales de la région préparé spécialement pour l’occasion. »

Les activités ne se sont pas limitées à ce qui a trait à la cuisine. Des musiciens étaient sur place pour accueillir les visiteurs et des machines de ferme antiques étaient éparpillées sur la terrasse du centre communautaire.

« On s’est dit que tant qu’à organiser un festival, il serait intéressant d’avoir une variété d’activités au lieu d’avoir seulement des conférences, confie M. Mackley. La nourriture faite maison a la réputation de mettre les gens dans un esprit convivial et festif. »

Peter McCay, un Sherbrookois aux origines irlandaises, est venu participer au festival pour en apprendre sur les traditions culinaires de ses ancêtres. Un véritable passionné de gastronomie, il a apprécié de voir que certaines recettes avaient traversé l’épreuve du temps et avait hâte de les essayer à la maison.

« Quand j’ai entendu parler de la nature du festival, je savais que je ne pouvais pas manquer cela, raconte-t-il. J’ai reçu en héritage des feuillets avec des recettes de la mère de mon père, qui était irlandaise, ce qui m’a permis de goûter au boxty et de me rapprocher de mes ancêtres. Je suis content d’avoir pu me procurer le livre de recettes; je vais tenter d’en faire quelques-unes. »