Une partie de l’ancienne usine de la compagnie Difco, à Magog, sera démolie.

Réactions négatives à la démolition partielle de l'ex-usine Difco

Le Collectif du Quartier-des-Tisserands réagit mal à la décision de la Ville de Magog d’autoriser la démolition d’une partie de l’ancienne usine de la compagnie Difco en bordure de la rue Principale Est. Mais la mairesse de Magog, Vicki-May Hamm, tente de se faire rassurante.

« On ne connaît pas les détails concernant ce projet de démolition présenté par le propriétaire des lieux. Mais on veut rappeler qu’une citation municipale pour reconnaître la valeur patrimoniale de l’endroit aurait évité ce genre de scénario. Ça nous semble le début de la fin pour cet édifice », déclare Roberpierre Monnier, membre du Collectif du Quartier-des-Tisserands.

Actuellement, l’ancienne usine de Difco à Magog a plutôt mauvaise mine. Mais le complexe industriel auquel elle appartient, celui de la « Textile », possède néanmoins une valeur patrimoniale élevée et reconnue.

S’il déplore que la Ville de Magog permette la démolition d’une partie de l’usine, Roberpierre Monnier reconnaît que l’entreprise propriétaire du bâtiment, Anahid Hospitality Management, « agit de façon très particulière » depuis qu’elle a acquis ce dernier.

La Ville a notamment été forcée d’intervenir à plusieurs reprises auprès d’Anahid Hospitality Management afin que celle-ci prenne des mesures minimales pour sécuriser son bâtiment. L’entreprise a également obtenu de ne payer qu’une somme dérisoire en taxes municipales annuellement après avoir argué que la valeur de son immeuble était quasi nulle.

Démolition mineure

Vicki-May Hamm avoue ne pas comprendre la réaction du Collectif. « Ils devraient être contents parce qu’il y a enfin quelque chose qui se passe », lance-t-elle d’entrée de jeu.

Dans la foulée, la mairesse de Magog souligne qu’il faudrait démolir « au moins le tiers du complexe de la Textile pour revenir au bâtiment d’origine et à son revêtement de briques rouges ».

À ce sujet, Mme Hamm note que la portion de l’usine appelée à être rasée, prochainement, ne présente aucun intérêt sur le plan patrimonial. « Il y a des raboudinages, à différents endroits, qui affectent l’ensemble sur le plan visuel et patrimonial. Au total, on compte près de 30 ajouts et annexes autour du complexe d’origine », remarque-t-elle.

La mairesse de Magog affirme qu’elle « n’ose plus crier victoire dans ce dossier ». Elle soutient cependant que la démolition partielle autorisée est potentiellement le prélude à un projet de reconversion immobilière.

Des habitations, des commerces et des bureaux pourraient éventuellement prendre place à l’intérieur de l’ancienne usine de Difco, qui a été vidée de ses équipements de production textile il y a plus de huit ans de cela.