Environ 130 employés de G-Spek, de Magog, ont reçu un avis de licenciement en raison du non-renouvellement d'un contrat de sous-traitance de BMW avec l'entreprise Waterville TG.

Quelque 130 emplois en péril à Magog

La fin d'un contrat chez Waterville TG force l'un de ses sous-traitants, l'entreprise G-Spek de Magog, à envisager de mettre à pied massivement du personnel.
Environ 130 employés de G-Spek ont reçu un avis de licenciement récemment en raison du non-renouvellement du contrat de BMW avec l'entreprise Waterville TG. Celui-ci viendra à échéance été.
La direction de G-Spek a confirmé à La Tribune jeudi avant-midi qu'on a dû aviser les employés que leur poste était en péril.
Selon le directeur général de G-Spek, William Castillo, l'avis de licenciement fait suite à la perte d'un contrat de son principal client, Waterville TG. La sous-traitance accordée par le géant de Waterville représentait environ 75% de la production de G-Spek.
La direction de l'entreprise prend depuis les bouchées doubles pour combler cette perte par d'autres contrats et ainsi préserver le plus d'emplois possible.
Il mentionne que la compagnie espère ne pas devoir faire de mises à pied avant l'été.
Fondée en 1998, G-Spek est une entreprise spécialisée en services d'inspection et d'impartition pour le secteur manufacturier. Ses clients oeuvrent dans des domaines variés, allant de l'automobile au secteur médical.
Rentabilité
Chez Waterville TG, on confirme le non-renouvellement du contrat de BMW. «C'est une fin de contrat et non une perte de contrat. Le contrat se termine dans le courant de l'été. Nous avons averti les gens de G-Spek», affirme Marie-Douce Pellerin, directrice des ressources humaines.
«Nous avons estimé que le volume restant (chez G-Spek) n'était pas assez important pour dégager une rentabilité. Nous l'avons donc transféré chez d'autres sous-traitants.»
La fin du contrat avec BMW ne devrait pas se traduire par des mises à pied importantes chez Waterville TG, selon Mme Pellerin. Des employés sont appelés à prendre leur retraite, dit-elle.
Le contrat avec le constructeur allemand n'était pas majeur pour les usines de Waterville. Le géant japonais Toyota est un plus important client de Waterville TG.
Optimisme
Malgré l'avis de licenciement, la confiance règne au sein du personnel de G-Spek, de Magog.
Des employés rencontrés par La Tribune jeudi en fin de journée disaient garder bon espoir que la direction de l'entreprise de la rue Patenaude, dans le parc industriel, réussisse à décrocher de nouveaux contrats avant la fin de celui de Waterville TG.
« Je suis positive depuis le début », lance Isabelle St-Pierre, technicienne en qualité qui oeuvre auprès de l'entreprise depuis 2001. « Je sais que les patrons vont aller chercher d'autres contrats avant la fin de celui de Waterville TG. »
« Je leur fais totalement confiance. Ils travaillent fort pour cela. Nous travaillons bien. Nous faisons de la qualité. C'est le monde de Waterville TG qui est venu nous le dire l'autre jour. Ce qui se passe, ce n'est pas de la faute de personne ici. C'est Waterville TG qui n'a pas pu renouveler son contrat (avec BMW). Nous sommes que le sous-traitant.»
Normand Dumas, directeur de la qualité chez G-Spek, abonde dans le même sens que sa collègue. L'entreprise est en mesure d'aller chercher d'autres contrats et ainsi garder le plus d'employés possible.
« Je suis à 200 pour cent avec la direction. Waterville TG n'est pas notre seul client, souligne-t-il. Nous pourrons garder des employés.»
« Les patrons sont proactifs pour chercher des contrats.»
Le discours est le même quand on discute avec Manon Plouffe, superviseure à l'emploi de G-Spek depuis 2011. L'entraide et la solidarité est palpable chez le personnel, assure-t-elle. « Ce n'est pas une fermeture», déclare-t-elle à sa sortie de l'usine.
« Nous sommes un sous-traitant et nous pourrons aller chercher des contrats ailleurs. Nous avons du personnel de qualité. Tout le monde se tient la main. »
Pour sa part, un électromécanicien comptant cinq ans et demi d'ancienneté chez G-Spek considère avoir de bonnes chances de se trouver du travail dans une autre entreprise. « Je pense pouvoir travailler ailleurs», affirme-t-il sans vouloir donner son nom.
« Je ne suis pas inquiet. Et nous serons accompagnés par Emploi Québec pour nous aider à nous replacer. Certains étaient plus peinés en apprenant la nouvelle. Mais pas moi.»  
Avec Jean-François Gagnon