« J’ai rarement vu autant de propos déplacés en deux assemblées publiques, déclare la mairesse de Magog, Vicki-May Hamm. On va avoir du travail à faire pour que ça se passe mieux lors de nos séances. Ce sera important de retourner à nos valeurs. »

Propos déplacés : Hamm soutient qu’une réflexion s’impose

Les déclarations controversées de certains élus forceront le conseil municipal de Magog à se pencher sur les balises qui doivent encadrer les interventions en public de ses membres.

« J’ai rarement vu autant de propos déplacés en deux assemblées publiques, déclare la mairesse de Magog, Vicki-May Hamm. On va avoir du travail à faire pour que ça se passe mieux lors de nos séances. Ce sera important de retourner à nos valeurs. »

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Des propos émis en assemblée publique par les conseillers municipaux Bertrand Bilodeau, Samuel Côté et Jean-François Rompré ont fait réagir fortement des citoyens au cours des dernières semaines. Mme Hamm ajoute le nom de Diane Pelletier à cette liste en raison de la façon dont elle aurait reçu les positions exprimées sur les réseaux sociaux dans le controversé dossier du Lovering Biergarten.

La mairesse de Magog affirme qu’une intervention de Bertrand Bilodeau, lors de la dernière assemblée du conseil, a provoqué « plusieurs réactions négatives » parmi la population. M. Bilodeau a alors visé le citoyen Steeve Cloutier en lui reprochant d’avoir écrit sur Facebook qu’il « n’avait pas de couilles », ce que le principal intéressé a nié catégoriquement.

« Il a personnalisé son intervention en ciblant un citoyen en particulier et il a utilisé des termes inacceptables, estime Vicki-May Hamm. Par contre, il faut prendre en considération que c’est un nouvel élu et faire preuve de compréhension envers lui. Je crois donc qu’on doit l’excuser. »

Mme Hamm laisse entendre que Samuel Côté et Jean-François Rompré ont probablement été victimes eux aussi de leur inexpérience. Les deux ont été montrés du doigt par des citoyens à l’occasion de la dernière assemblée publique du conseil. On a même appelé au départ de M. Côté, qui a par la suite présenté des excuses à ses commettants.

« Je n’en suis pas revenue que des gens demandent la démission de ce jeune élu. Vous savez, on a parfois des discussions passionnées durant nos séances privées et, quand on passe en public, il reste parfois de la déception ou autres. Ça peut affecter notre humeur et notre manière d’intervenir. C’est important de comprendre cet aspect-là, je crois. »

D’après Vicki-May Hamm, il importe de se poser des questions dès qu’un ou des citoyens sont offensés par une intervention d’un élu municipal. Elle précise toutefois que les conseillers et le maire ont le droit de donner leur opinion publiquement. Tout serait en quelque sorte une question d’équilibre.

Siégeant au conseil de ville de Magog depuis près de 16 ans, Jacques Laurendeau juge pour sa part que le problème est ailleurs. « On a tous nos propres normes quand on intervient publiquement, remarque-t-il. Mais, moi, je crois que c’est plus sur les réseaux sociaux que ça dérape ces années-ci. Et pas seulement à Magog. C’est généralisé comme problème, je dirais. »