Projet Northern Pass: Hydro maintient «l'option aérienne»

Hydro-Québec n'a pas l'intention de rendre publics les scénarios d'enfouissement qu'elle a présentés la semaine dernière aux membres du conseil d'administration de Forêt Hereford, comme le réclament la coalition SOS mont Hereford et le Bureau d'audiences publiques sur l'environnement (BAPE).
Dans un courriel transmis à La Tribune en toute fin de journée mercredi, Hydro-Québec maintient sa position à l'effet que «le projet qui épouse le mieux les considérations environnementales, techniques et économiques est l'option aérienne», indique la porte-parole d'Hydro, Lynn St-Laurent.
«Forêt Hereford nous a demandé d'évaluer de nouveau l'option souterraine, ce que nous avons fait avec diligence. Et nous arrivons au même constat que nos études antérieures, soit que le projet qui épouse le mieux les considérations environnementales, techniques et économiques est l'option aérienne, et dans ce cas-ci, selon le tracé qui nous a été indiqué par la population et les intervenants du milieu», indique Hydro.
La société d'État soutient qu'un des éléments qui ressort de son analyse est la différence au chapitre du coût, à savoir que l'option souterraine coûterait de 60 à 65 millions de dollars de plus, une somme «qui s'ajouterait à la facture de 125 M$ pour le projet de ligne de transport.»
Hydro dit en arriver à cette conclusion après avoir effectué son analyse dans la forêt Hereford, mais aussi sur des propriétés privées potentiellement touchées par un tracé souterrain.
Quant au contenu de cette nouvelle étude, Hydro refuse de le dévoiler publiquement. «Par respect pour la nature confidentielle des discussions que nous avons eues avec les différents intervenants, nous estimons qu'il n'est pas approprié de divulguer ces documents», précise Mme St-Laurent.