Sylvain Veilleux a reçu sa peine de prison pour son implication dans la production de cannabis entre décembre 2015 et mai 2016 à Sherbrooke, Cookshire-Eaton, Hatley et Stornoway.

Production de cannabis: 18 mois de prison pour Veilleux

Sylvain Veilleux a été condamné à 18 mois de prison pour son implication dans la production de cannabis.

Après avoir plaidé coupable en janvier, Veilleux a été incarcéré, mercredi, à la suite d’une suggestion commune faite à la juge Claire Desgens de la Cour du Québec.

Il a reconnu son implication de production de cannabis entre décembre 2015 et mai 2016 à Sherbrooke, Cookshire-Eaton, Hatley et Stornoway ainsi que de possession de cannabis dans le but d’en faire le trafic.

Son avocat Me Michel Dussault et la procureure aux poursuites criminelles Me Émilie Baril-Côté ont présenté une suggestion commune dans ce dossier.

« La suggestion tient compte des faits relatés et de votre implication. Ce sont des accusations sérieuses. Vous en aviez fait une entreprise ce qui doit être considéré comme un facteur aggravant. Vous évitez la tenue d’un long procès qui aurait être fait. Cet élément a été tenu en compte dans l’imposition de la peine », a expliqué le juge Desgens.

Résigné, Veilleux qui était arrivé en liberté au palais de justice de Sherbrooke est reparti dans le fourgon cellulaire.

Veilleux avait été arrêté en mai 2016 lors d’une opération conjointe de la Sûreté du Québec et du Service de police de Sherbrooke. C’est lui qui était visé par l’enquête.

La Sûreté du Québec a frappé le 19 mai 2016 à Sherbrooke, Stornoway et Cookshire-Eaton pour procéder à l’arrestation de Veilleux et de trois autres accusés.

À trois lieux de production, les policiers ont saisi 680 plants de cannabis à divers degrés de maturité, dont plus de 116 plants dans une résidence de la rue Bowen Sud à Sherbrooke, 350 boutures à Hatley de même que 200 plants à Stornoway.

Une probation de deux ans avec suivi lui a été imposée.

Autres accusés

Denis Denault, défendu par Me Mélissa Gilbert, qui a reconnu la production de cannabis à Hatley entre décembre 2015 et mai 2016 a aussi reçu sa peine dans ce dossier.

Lors de la perquisition, la plantation avait été démantelée. Aucun plant n’a été saisi.

« Il avait aidé son ami Sylvain Veilleux notamment en transportant des matériaux. Mon client n’était pas à l’aise avec cette production. Il avait demandé que cette production soit démantelée », a expliqué Me Gilbert au tribunal.

À la suite de nombreuses discussions avec le ministère public, Denis Denault a bénéficié d’une peine de prison discontinue de 90 jours principalement en raison de ses problèmes de santé. L’individu sans antécédent judiciaire fera aussi un don de 2000 $ à des organismes de charité.

Le service des enquêtes sur les crimes majeurs de la SQ a mené cette enquête en partenariat avec l’Escouade régionale mixte Estrie et le SPS.

Aussi arrêté dans cette affaire, Manuel Denault, défendu par Me Mélissa Gilbert, a été condamné à 1000 $ d’amende pour la possession simple de cannabis. Une probation lui a été imposée

Un autre individu, Michel Talon de Stornoway, doit revenir le 14 mars pour les observations sur la peine dans son dossier.

Il a plaidé coupable de possession de cannabis et de résine de cannabis dans le but d’en faire le trafic.

Vingt mois de prison pour un trafiquant

Un trafiquant de drogue sherbrookois a réglé ses comptes avec la justice en plaidant coupable à trois dossiers de possession de stupéfiants dans le but d’en faire le trafic. 

Détenu depuis le 5 décembre 2017, Michaël Renaud a plaidé coupable dans l’ensemble de ses dossiers, mercredi, au palais de justice de Sherbrooke.

La juge Claire Desgens de la Cour du Québec lui a imposé 20 mois de prison qui s’ajoutent à la détention provisoire déjà purgée.

« Je ne sais pas ce que vous ferez, mais il faudra envisager une thérapie. Vous vouliez réclamer votre cellulaire saisi par les policiers pour vos photos de famille. Pensez plutôt à vous occuper de votre famille et de vos enfants. Ils sont en droit d’avoir un père sobre et abstinent », a indiqué la juge Desgens en imposant la peine à Michaël Renaud.

Renaud a plaidé coupable au trafic de stupéfiants en mai 2016, juin et octobre 2017.

Michaël Renaud a reconnu le 2 mai 2016 le trafic de méthamphétamine et la possession dans le but d’en faire le trafic de la cocaïne. Il avait été vu par les policiers en train de transiger une petite quantité de cocaïne. Renaud avait affirmé aux policiers réaliser ces transactions pour payer sa drogue.

Il a reconnu la possession dans le 2,79 grammes et 31 comprimés de méthamphétamine, le 30 juin 2017.

C’est alors qu’il fumait un joint sur la rue qu’il avait été remarqué par les policiers. Il avait de l’argent sur lui et son cellulaire ne cessait de sonner pour des commandes de stupéfiants lorsqu’il était interrogé par les policiers. 

La possession simple de cannabis est encore une fois à l’origine de sa troisième arrestation pour le trafic de stupéfiants, le 5 octobre 2017. Lors de la fouille, il avait des stupéfiants sur lui.

Il a plaidé coupable à la possession dans le but d’en faire le trafic de 69 comprimés de diverse nature, trois grammes de cocaïne divisés dans des sachets et de la cocotte de cannabis.

Il était visé dans le cadre du projet Palan, mais son arrestation n’en faisait pas partie.

Michaël Renaud a reconnu divers manquements à des engagements.

Son avocat Me Christian Raymond a mentionné au tribunal que Renaud vendait les stupéfiants pour payer sa consommation.

« Mon client a toujours coopéré avec les policiers », a indiqué Me Raymond au tribunal.

La suggestion commune de détention a été faite avec la procureure aux poursuites criminelles Me Émilie Baril-Côté.

Une probation de deux ans lui a été imposée de même que des interdictions de contact avec diverses personnes, dont plusieurs individus arrêtés dans le cadre du projet Palan.

Le projet Palan avait permis l’arrestation de quatre individus à l’automne 2017.

Lancée en décembre 2016, l’opération Palan visait à mettre fin aux activités d’une organisation criminelle contrôlant le trafic de stupéfiants à Sherbrooke ainsi que les municipalités environnantes.