Le consortium GN7 est déterminé à démontrer que le Village québécois d’antan n’a pas respecté sa part du contrat lié à la création du Village invisible.

Poursuite contre le VQA : GN7 croit qu’on nuit à sa réputation

Le consortium GN7 est déterminé à démontrer que le Village québécois d’antan n’a pas respecté sa part du contrat lié à la création du Village invisible. Qui plus est, son porte-parole, Stéphan Parent, dénonce certaines allégations formulées par le Village québécois d’antan en plaidant que l’organisme fait circuler une version qui n’est pas conforme à la réalité.

D’entrée de jeu, M. Parent laisse entendre que les technologies utilisées pour créer le Village invisible, contrairement à ce que le Village québécois d’antan prétend, n’ont pas présenté des problèmes majeurs pendant plusieurs semaines consécutives.

« Ça a été plus compliqué d’installer le wifi au début, reconnaît le porte-parole du consortium, formé des entreprises Novom Networks et 7e sens. Mais il est rapidement devenu fonctionnel et, pendant la période où l’activité a été présentée, 93 pour cent des visiteurs ont été capables de se brancher à internet pour profiter de ce qu’on leur proposait sur le site. Ce n’est pas un sondage. C’est une donnée démontrable. »

Stéphan Parent admet néanmoins que des visiteurs possédant de plus vieux appareils mobiles ont pu avoir de la difficulté à établir le contact. Mais ces gens ne représenteraient qu’une faible minorité.

M. Parent ajoute que des « correctifs ont été apportés » durant une partie de l’été afin de rendre l’expérience des visiteurs toujours plus captivante. « On collaborait avec le Village québécois d’antan et on considérait que les choses avançaient. Ça allait dans le bon sens », assure-t-il.

D’ailleurs, il fait référence à une entrevue qu’avait accordée le président de l’organisme, Pierre Levasseur, au Journal L’Express à la fin du mois de juin. « Nous avons effectué des tests jusqu’à 3 heures du matin, cette nuit, et nous sommes tout à fait satisfaits. Il y a une grande amélioration au niveau de la netteté des images et nous pourrons accueillir et connecter jusqu’à 2000 personnes en même temps », avait-il déclaré.

Par ailleurs, Stéphan Parent tient à préciser que GN7 ne contrôlait pas entièrement le nouveau produit touristique, en l’occurrence le Village invisible. « Le Village québécois d’antan a dit, en référence à son expérience avec nous, qu’il ne laisserait plus quelqu’un prendre le contrôle à 100 pour cent d’un de ses produits. Mais ce n’est pas fidèle à la réalité », assure-t-il.

Miné par la pluie

Le porte-parole de GN7 souligne ainsi que le plan de communication, les opérations et billetterie sont demeurées sous le contrôle du lieu touristique. « Les communications, entre autres, c’est important dans un tel projet, surtout quand on vise une nouvelle clientèle », soutient-il, tout en concédant que les fréquents épisodes de pluie, enregistrés l’été dernier, ont sans doute nui à la réussite du produit.

Visiblement déçu de la tournure des événements, M. Parent estime que le discours tenu par le Village québécois d’antan, une organisation installée à Drummondville, tend à dénigrer GN7. « On touche à notre réputation, une chose qui est importante pour toute personne œuvrant dans le monde des affaires », lance-t-il.

Notons que le Village invisible, une activité abandonnée après moins de deux mois, permettait de découvrir différentes légendes québécoises. Les visiteurs étaient invités à avoir recours à leur appareil mobile, téléphone intelligent ou tablette, pour vivre pleinement l’expérience qui leur était proposée.

La Tribune a tenté d’obtenir des précisions additionnelles de la part du Village québécois d’antan, mais ses dirigeants ont préféré s’abstenir de tout commentaire, estimant qu’il appartient maintenant au système de justice de régler le dossier. Rappelons que GN7 réclame 620 000 $ à l’organisation drummondvilloise pour une résiliation de contrat jugée injustifiée.

Stéphan Parent, dénonce certaines allégations formulées par le Village québécois d’antan en plaidant que l’organisme fait circuler une version qui n’est pas conforme à la réalité.