Jacques Marcoux, maire de Potton

Potton poursuit son ex-DG

Le Canton de Potton s’adressera à la Cour supérieure dans le but de faire respecter une entente signée avec Thierry Roger, un de ses anciens directeurs généraux. La municipalité souhaite également être dédommagée pour les torts que lui aurait causés M. Roger.

Dans le cadre d’une assemblée extraordinaire du conseil municipal de Potton, une résolution concernant l’ancien directeur général de la municipalité a tout récemment été adoptée.

Celle-ci prévoit « mandater les procureurs de la municipalité pour qu’ils entreprennent contre monsieur Thierry Roger toutes les procédures appropriées pour obtenir le respect des clauses de la transaction et quittance ainsi que les dispositions de la loi. De plus, les dommages causés par sa faute qui seront réclamés devront être au maximum admissible. »

M. Roger a agi à titre de directeur général du Canton de Potton durant environ huit ans et a quitté ce poste en novembre 2018. Une entente comprenant une compensation financière et une clause de confidentialité a mis fin à son emploi.

Au cours des dernières semaines, l’ancien directeur général du Canton de Potton a fait le point dans une lettre sur différents dossiers touchant la municipalité. Il affirme l’avoir envoyée à près de 100 personnes.

Cependant, d’après les informations obtenues, davantage de gens encore ont pu lire la lettre rédigée par Thierry Roger parce que des destinataires l’ont fait circuler. Et certaines personnes qui l’ont reçue n’ont pas aimé du tout son contenu.

Ressources humaines

M. Roger consacre plusieurs lignes de sa missive à des dossiers de ressources humaines, habituellement confidentiels. Il affirme notamment que des employés ont été congédiés sans bonne raison, une version contestée par le maire Jacques Marcoux. Il déplore aussi le départ de plusieurs autres fonctionnaires municipaux depuis l’élection du conseil actuel de Potton.

« Un groupe de conseillers municipaux qui est majoritaire, en ce moment, démantèle l’équipe que j’avais bâtie. Pourtant, elle fonctionnait bien et était performante », fait-il valoir.

Dans sa lettre, il prétend également que les conseillers municipaux ne représentent que 32 pour cent de la population. « Ils ont été choisis par les domiciliés, ou résidents permanents. De ce chiffre, on ne parle que de grandes familles locales et de leurs copains, la soi-disant souche d’origine de Potton », écrit-il.

« Se défouler »

Jacques Marcoux aurait préféré éviter l’affrontement qui s’amorce. Il a travaillé durant quelques années avec l’ex-directeur général et il semble avoir gardé un bon souvenir du travail de ce dernier. Mais il a de toute évidence été déçu en prenant connaissance du contenu de la fameuse lettre.

« Les notes qu’il a envoyées à des citoyens étaient une occasion de se défouler pour lui. Il aurait dû s’y prendre autrement », mentionne M. Marcoux, tout en refusant de dévoiler le contenu exact de la mise en demeure acheminée à Thierry Roger.

Le principal intéressé rétorque que ce sont en réalité des conseillers municipaux qui ont déclenché les hostilités en faisant circuler des informations fausses et « diffamatoires » à son sujet. « Je les avais d’ailleurs déjà prévenus par lettre, plus tôt cette année, qu’ils n’avaient pas respecté les termes de l’entente », révèle-t-il.