Pornographie juvénile : pas de remise en liberté pour un sexagénaire

SHERBROOKE — Accusé de divers gestes en lien avec la pornographie juvénile, Normand Brouillard passera le temps des procédures judiciaires derrière les barreaux.

L’individu de 69 ans de Stanstead a renoncé, lundi, à son enquête sur remise en liberté par la voix de son avocat Me Alexandre Tardif.

Brouillard est accusé d’avoir accédé, de posséder et de distribuer de la pornographie juvénile entre le 2 juillet et le 31 août 2018. Certaines de ces accusations sont passibles de peines de détention ferme d’une année.

Brouillard possède des antécédents judiciaires en matière sexuelle. Il a été condamné en 2012 à 36 mois de prison.

Le sexagénaire a été arrêté le 1er octobre dernier à la suite d’une enquête menée par les enquêteurs spécialisés en matière d’exploitation sexuelle des enfants sur Internet de la Sûreté du Québec.

Les policiers ont réalisé une perquisition au domicile du suspect à Stanstead et du matériel informatique a été saisi pour analyse.

Me Alexandre Tardif et la procureure aux poursuites criminelles Me Joanny Saint-Pierre ont fixé l’enquête préliminaire au 11 décembre prochain.

Normand Brouillard ne contestera pas la citation à son procès. L’enquête préliminiare se déroulera donc sans juge. Quatre témoins doivent être appelés à la barre.