La compétition de gymkhana 4D a occupé une grande partie du 6e Rodéo d’Ayer’s Cliff, en attirant 320 compétiteurs cette année. Sabrina Plante était l’une d’eux.

Plus de place pour les enfants au Rodéo d’Ayer’s Cliff

Le Rodéo d’Ayer’s Cliff s’est clos sous un ciel qui a fait pousser un soupir de soulagement aux organisateurs de cet événement, qui s’est tenu sous tous les temps pour sa 6e édition, de jeudi à dimanche.

C’est à croire qu’on a voulu donner encore plus de place aux enfants, cette année, alors que la Grande étable a vu Arthur l’Aventurier fouler ses planches dimanche matin. Des mascottes étaient aussi au rendez-vous, tout comme l’Académie de pilotage Motos Thibault Marine de Sherbrooke, qui revenait cette édition-ci enseigner la conduite de mini cross pour deux journées plutôt qu’une.

On a aussi taillé une toute nouvelle classe aux 18 ans et moins dans la compétition de gymkhana 4D, cette discipline qui a occupé une grande partie de la programmation du week-end. Cette compétition « baril junior » était instaurée en collaboration avec la Coupe Legacy.

Contrairement au rodéo, le gymkhana exige un contrôle et un entraînement impeccable du cheval monté. Mais, comme l’explique l’organisateur de cette compétition, Maxime Poulin : « il faut commencer par être un bon cavalier. Apprendre à bien conduire, à avoir de bonnes directives. C’est un travail d’équipe quand on court. Une fois qu’on maîtrise bien et qu’on a de bonnes performances, on peut penser à se procurer un cheval qui a fait ses preuves. Ensuite, le secret, c’est la patience. »

Samedi et dimanche, au-delà de 320 compétiteurs ont tenté leur chance dans cette la course de vitesse et d’agilité « Baril 4D », qui exigeait le contournement de quatre barils dans un parcours en forme de trèfle. « C’était de toute beauté à voir », exprime M. Poulin, soulignant que les inscriptions étaient ouvertes à tous. « Il y en a qui ont 65, 70 ans. Tu vois que c’est leur passion. C’est souvent leur élevage. Tu les vois sortir, c’est une vraie adrénaline pour eux. »

Le policier Didier Tanguay, copropriétaire de l’entreprise Shack Story, se spécialise dans la mise en valeur de crânes de bœuf.

Plusieurs prix allant jusqu’à près de 400 $ étaient en jeu.

En mode shérif 

Parmi les exposants du festival, le kiosque de Shack Story, basé à Saint-Isidore, a suscité la curiosité des passants. Didier Tanguay et son collègue, tous deux policiers de profession, ont récemment lancé une entreprise spécialisée dans l’embellissement de crânes de bœuf. Se détaillant environ entre 250 $ et 450 $, leurs œuvres sont destinées à donner une touche de l’ouest aux pièces qui les arborent.

« Au début, j’en ai fait qu’un et je l’ai mis en ligne. J’ai vu qu’il y avait tellement de demandes que ça m’a donné envie de me lancer là-dedans. » Après quelques recherches, lui et son partenaire ont déniché un fournisseur du Texas, aux États-Unis, qui récupère les pièces en abattoir avant de les laver. « Toute une paperasse » note-t-il d’ailleurs à ce sujet.

« On a dû en vendre une cinquantaine depuis qu’on a reçu notre première cargaison, en février », se réjouit M. Tanguay. Ils se chargent du polissage, du montage et de l’assemblage, qui varie souvent d’un crâne à l’autre, selon l’inspiration ou la demande. Motifs, logos de Jack Daniel’s ou même faux diamants sont apposés sur certains.

« Ça demeure un passe-temps », dit celui qui n’envisage pas de quitter son métier pour se consacrer à Shack Story à temps plein, malgré la demande grandissante pour ses crânes sur le Web.

Même que l’un d’entre eux décorerait la Caserne 3 de la Régie incendie Memphrémagog Est.