Les cartes annuelles ne garantissent pas l’accès aux plages lorsque la capacité est atteinte.
Les cartes annuelles ne garantissent pas l’accès aux plages lorsque la capacité est atteinte.

Plage du Parc national du Mont-Orford : l’accès en ligne obligatoire

Seuls les visiteurs qui se seront procuré leur droit d’accès en ligne pourront accéder aux stationnements des plages Stukely et Fraser, a annoncé mercredi le parc national du Mont-Orford. La consigne a soulevé le mécontentement de certains usagers, dont les détenteurs de cartes annuelles.

Seuls les visiteurs qui se seront procuré leur droit d’accès en ligne pourront accéder aux stationnements des plages Stukely et Fraser, a annoncé mercredi le parc national du Mont-Orford. Mieux vaut arriver tôt pour s’assurer d’avoir une place. La consigne a soulevé le mécontentement de certains usagers.

Parmi eux, des détenteurs de cartes annuelles. Même s’ils ont déjà leur droit d’accès avec la carte (ils n’ont pas à repayer pour l’entrée), ces derniers doivent tout de même payer pour le stationnement de la plage, comme ils devaient le faire habituellement. Ils ne peuvent toutefois pas le faire sur le web. Le site internet de la Sépaq ne permettant pas d’acheter uniquement le billet de stationnement en ligne, ils doivent donc payer le stationnement sur place. « On leur conseille d’arriver tôt », indique le porte-parole de la Sépaq, Simon Boivin. Les détenteurs de cartes annuelles doivent suivre le même principe que les autres : premier arrivé, premier servi.

La consigne prévaut autant pour les utilisateurs de la plage que les randonneurs qui souhaitent se rendre au sommet du mont Chauve par ce secteur : ils doivent acheter leur droit en ligne. C’est ce que préconise la Sépaq depuis la réouverture de ses territoires. Cette mesure ne concerne toutefois pas les clients qui sont hébergés dans le parc.

Avec les mesures de distanciation sociale et la canicule, les plages du PNMO sont très populaires. La limite des stationnements est de 300 voitures.

Ces jours-ci, aux alentours de midi, les stationnements affichent complet. Simon Boivin recommande d’ailleurs de vérifier sur la page Facebook du parc avant de se rendre.

Déjà, avant la pandémie, il arrivait que les stationnements se remplissent au maximum. Des gens venus de l’extérieur se sont butés à des accès fermés faute d’espace.

« C’est encore plus criant comme obligation dans le contexte où on doit pour respecter les consignes de distanciation et de santé publique, réduire à 50 % les capacités des plages. Même si on a des journées chaudes, il faut limiter l’accès. Nécessairement, si vous voulez vous assurer d’avoir une place, il faut acheter le droit d’accès en ligne parce qu’on stoppe la vente de droits d’accès en ligne au moment où les plages sont fermées et les capacités sont atteintes. »

Manque de courtoisie

« Si une personne qui a acheté son droit d’accès en ligne arrive plus tard en journée et que la plage est déjà fermée, ça ne lui garantit pas un accès, mais ça lui donne de meilleures chances d’entrer. » Le parc a déjà indiqué aux clients qu’ils seraient remboursés s’ils ne peuvent entrer.

Certains visiteurs qui ont dû rebrousser chemin ont fait connaître leur mécontentement aux employés de la Sépaq. « C’est important que les gens soient courtois. »

La popularité des plages et des sentiers ont fait apparaître des files aux guérites, notamment ce week-end. Une randonneuse qui souhaitait se rendre au mont Chauve par le sentier du secteur Stukely a laissé tomber pour plutôt aller monter le mont Orford, situé à l’extérieur des limites du parc, nous a-t-elle indiqué.

Au camping de la Plage McKenzie, à Racine, l’accès à la plage a été restreint aux campeurs. Avec les mesures de distanciation, il était physiquement impossible d’accueillir les gens de l’extérieur, a-t-on indiqué sur la page Facebook.

À Sutton, le Parc d’environnement naturel de Sutton (PENS) recommande aux randonneurs de choisir un autre sentier que le populaire Round top, l’endroit le plus achalandé du parc. Des suggestions sont disponibles sur le site, en contactant l’organisation par téléphone ou au poste d’accueil sur place.