Le bilan s’alourdit encore au Québec avec 118 décès supplémentaires et 794 personnes infectées par la COVID-19 de plus depuis la veille pour un total de 2398 décès et 33 417 personnes infectées. Le portrait est toutefois bien différent en Estrie : on a pu noter mardi une légère augmentation de huit cas positifs depuis la veille, portant le total à 866 cas positifs.
Le bilan s’alourdit encore au Québec avec 118 décès supplémentaires et 794 personnes infectées par la COVID-19 de plus depuis la veille pour un total de 2398 décès et 33 417 personnes infectées. Le portrait est toutefois bien différent en Estrie : on a pu noter mardi une légère augmentation de huit cas positifs depuis la veille, portant le total à 866 cas positifs.

Peu de transmission communautaire en Estrie

Le bilan s’alourdit encore au Québec avec 118 décès supplémentaires et 794 personnes infectées par la COVID-19 de plus depuis la veille pour un total de 2398 décès et 33 417 personnes infectées. Le portrait est toutefois bien différent en Estrie : on a pu noter mardi une légère augmentation de huit cas positifs depuis la veille, portant le total à 866 cas positifs.

Il y a toujours 25 décès en Estrie liés au nouveau coronavirus, aucun nouveau décès depuis neuf jours, et il n’y a plus que deux personnes aux soins intensifs.

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Les Estriens ont accès à un centre de dépistage sans rendez-vous

« Le fait qu’il y ait peu d’hospitalisations liées au coronavirus est une indication qu’il y a peu de transmission communautaire dans la région. C’est un signe encourageant », estime le Dr Alex Carignan, microbiologiste et infectiologue au CIUSSS de l’Estrie-CHUS et professeur à l’Université de Sherbrooke.

L’Estrie est tout de même située à proximité de régions où les cas sont plus nombreux, comme la Montérégie et Montréal. 

Le médecin spécialiste des maladies infectieuses estime donc que la région de l’Estrie amorce le déconfinement « dans une position avantageuse ».

« Je suis assez optimiste pour les semaines qui s’en viennent », indique-t-il.

Ce dernier se réjouit qu’on ait commencé, mardi, à tester de façon plus large les Estriens qui présentent des symptômes grippaux. « Comme médecin et comme épidémiologiste, je dis que si on ne teste pas, on ne saura pas », fait savoir le Dr Carignan.

Dr Alex Carignan

Projet de recherche unique

La région sociosanitaire de l’Estrie fut l’une des régions les plus durement touchées dès que le coronavirus a fait son entrée en sol québécois en mars dernier. Une entrée tellement fracassante que cela a soulevé des soupçons chez le Dr Carignan, qui est aussi chercheur au Centre de recherche du CHUS.

« La question que je me posais était : et si le virus avait circulé précocement dans la région? Ce serait étonnant comme hypothèse si l’on se fie aux chiffres de l’Organisation mondiale de la santé, mais je voulais vérifier cette hypothèse », indique le professeur et chercheur.

« En Estrie, nous avions encore plus de 1000 spécimens de tests pour l’influenza qui avaient été conservés. On avait la possibilité de faire les tests de dépistage du coronavirus en raison de la collaboration entre l’hôpital et l’Université de Sherbrooke.

« En effet, nous achevons de faire ces 1000 tests, mais ils ont été faits à 100 % dans les laboratoires de recherche de l’Université de Sherbrooke. On ne voulait pas nuire à la capacité de l’hôpital de répondre à ses besoins cliniques », indique le Dr Alex Carignan.

Les résultats de cette enquête seront dévoilés dans les prochains jours.

Ces résultats pourraient donner un nouveau visage à l’épidémiologie du nouveau coronavirus dans la région de l’Estrie.