Une trentaine de personnes avaient demandé la tenue d’un registre pour connaître l’avis de la population sur le dossier du Lovering Biergarten, qui aurait principalement été composé d’une large terrasse et d’espaces de jeux aménagés au coin des rues Principale et Merry.

Pétition : plus de 2100 signatures pour le Biergarten

Plus de 2100 personnes ont signé la pétition en ligne en faveur du projet de Biergarten à Magog, un succès qui étonne la mairesse Vicki-May Hamm. « En douze ans au conseil, dont huit comme mairesse, je n’ai jamais vu ça. Souvent, les gens vont se mobiliser quand ils sont contre un projet. Là, c’est une mobilisation positive », a-t-elle souligné.

Rappelons que la semaine dernière, le conseil municipal a mis fin aux démarches entreprises avec les promoteurs Emmanuelle Ouimet et Ian Jeffrey. Cinq conseillers se sont opposés au projet, alors que trois étaient en faveur, en plus de Mme Hamm.

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Une trentaine de personnes avaient demandé la tenue d’un registre pour connaître l’avis de la population sur le dossier du Lovering Biergarten, qui aurait principalement été composé d’une large terrasse et d’espaces de jeux aménagés au coin des rues Principale et Merry. Mais avec ce vote mené par le conseil, la tenue du registre n’aura même pas lieu. « Je n’ai jamais vu ça un conseil qui ne va pas jusqu’au registre, avec aussi peu de signatures d’opposition. On n’avait même pas la moitié du nombre que ça prenait pour forcer un registre », avance Mme Hamm.

L’auteur de la pétition en ligne, le Magogois Lucas Bergeron-Pauzé, a aussi été surpris du succès de son initiative. « Je m’attendais à avoir 100 ou 300 signatures, mais pas à ce que ça monte jusqu’à 2000! La dernière fois que j’ai regardé, il y avait aussi une liste de 220 commentaires laissés sous la pétition, qui étaient très positifs », rapporte celui qui a également encouragé ses concitoyens à écrire directement à leur conseiller.

« D’après moi, ça va permettre au moins de ramener le sujet sur la table. Peut-être pas d’avoir une approbation directe, mais d’en discuter, et d’aller jusqu’au registre au moins, pour que ce soit un peu plus une décision démocratique », poursuit-il.

Plusieurs citoyens ont d’ailleurs informé M. Bergeron-Pauzé qu’ils avaient l’intention de se présenter à la prochaine séance du conseil municipal pour faire valoir leur opinion.

Retour au conseil?

Une telle pétition peut-elle permettre au projet de revenir à l’ordre du jour du conseil? Peut-être, avance prudemment la mairesse.

« Je n’ai pas de boule de cristal pour prédire l’avenir, mais je pense qu’on n’aura pas le choix de s’en reparler. De toute façon, sinon, [les citoyens] vont nous le ramener en séance publique », estime-t-elle.

« Je ne sais pas quelle sera la réaction de mes collègues. La fin des procédures pour aller en registre a été adoptée sous division, à cinq contre trois. Est-ce que la pétition va ébranler les élus? Je n’en ai aucune idée, on va avoir la chance d’en reparler. Chose certaine, comme je l’ai dit à la séance de lundi dernier, je constate après un dossier comme celui-ci et bien d’autres qu’on a un mode de consultation qui n’est pas adéquat actuellement. Un tel projet ne touche pas juste les gens du secteur, donc ils ne peuvent pas être les seuls à être consultés, ça ne nous permet pas d’avoir l’heure juste », poursuit la mairesse.

Quant à ceux qui suspectent qu’elle est derrière la pétition, elle répond que ce n’est pas du tout le cas. « Tant mieux si des citoyens prennent ça en main et pensent qu’on s’est trompés! Si c’est le cas, le conseil peut toujours revenir sur sa décision. »