La mairesse d’Orford, Marie Boivin, assure être à l’écoute des opposants à la démolition de la « petite maison blanche », tout en soulignant que le projet de centre de communautaire n’est pas entièrement défini.

«Petite maison blanche»: la mairesse Boivin en mode écoute

Le Canton d’Orford et la Société d’histoire du Canton d’Orford (SHCO) ont entrepris un dialogue concernant l’avenir de la « petite maison blanche », située au 2304 du chemin du Parc. La mairesse d’Orford, Marie Boivin, assure être à l’écoute des opposants à la démolition de cette résidence, tout en soulignant que le projet de centre de communautaire n’est pas entièrement défini.

Les deux parties se sont rencontrées pendant environ une heure la semaine dernière. Mme Boivin était notamment accompagnée par la directrice générale du Canton d’Orford, Danielle Gilbert, tandis que la SHCO était représentée par son président, Marc Bigué, ainsi que Bertrand Larivée, Louise Gagné et Junita McKelvey.

« Je suis très satisfaite de la discussion qu’on a eue. Elle était cordiale et positive. On est en mode échange et on doit se revoir après les fêtes », révèle la mairesse d’Orford.

Marie Boivin laisse entendre que les deux parties approfondiront leur réflexion relativement aux « éléments architecturaux à conserver » et aux enjeux patrimoniaux liés au dossier.

« Ce qu’il faut comprendre, c’est que le projet qu’on a présenté à la population, il y a quelques semaines, n’est pas final. On ne veut pas imposer des choses sans tenir compte de l’avis des gens. Précédemment, personne ne nous avait demandé de faire le projet de centre communautaire à partir de la maison blanche alors on reçoit ce qu’on nous dit et on essaie de bonifier ce qu’on a proposé », explique la mairesse d’Orford.

« Signature architecturale »

Si elle se montre ouverte au dialogue, Mme Boivin insiste cependant sur un élément : le Canton d’Orford a « besoin d’une signature architecturale » pour le cœur villageois.

En dépit de ses réticences manifestes, la SHCO est favorable au dialogue. « On essaie de garder la porte ouverte à la discussion », mentionne prudemment Marc Bigué.

M. Bigué estime néanmoins que l’administration Boivin fait erreur lorsqu’elle suggère que le projet de démolir en tout ou en partie la maison blanche remonte à l’époque du maire Jean-Pierre Adam, qui a siégé entre 2013 et 2017. Le président de la SHCO était d’ailleurs lui-même membre du conseil municipal d’Orford à cette époque.

« On avait évalué deux options, mais on n’a jamais statué sur la question de la démolition ou pas. On n’a pas déterminé non plus ce qu’on créerait dans un éventuel centre communautaire à côté du parc de la Rivière-aux-Cerises. On s’est contenté de faire construire un bâtiment de services pouvant supporter un second étage non loin de la maison », explique M. Adam.

Tout en effectuant cette mise au point, l’ancien maire d’Orford reconnaît que des travaux majeurs auraient été nécessaires, si son administration avait voulu faire de la fameuse résidence un lieu public très fréquenté. « Elle avait des lacunes importantes », dit-il.