Stéphan St-Louis est enseignant en éducation physique à l’école Saint-Jean-Bosco, à Magog.

Pédaler dans la neige pour se rendre au boulot

Que le mercure indique 25 ou - 25 degrés Celsius, Stéphan St-Louis est presque toujours prêt à enfourcher un de ses vélos pour se rendre à l’école Saint-Jean-Bosco, où il travaille à titre d’enseignant en éducation physique.

Depuis plusieurs années déjà, M. St-Louis se rend fréquemment à son lieu de travail à bicyclette. Mais, à la fin de l’année scolaire 2017-2018, il a pris un engagement particulier envers ses élèves afin de leur présenter un exemple de persévérance.

« C’était au moment du Grand tour des petites écoles. Les élèves participant à cet événement étaient de passage chez nous et j’ai décidé de faire une déclaration un peu improvisée. J’ai dit aux jeunes de mon école que je viendrais 100 fois au travail avec mon vélo durant l’année scolaire 2018-2019. Je suis en route vers mon objectif », raconte l’enseignant âgé de 56 ans.

Pratiquement à mi-chemin de l’année scolaire, Stéphan St-Louis revendique plus de 45 allers-retours entre son domicile et l’établissement scolaire pour lequel il travaille. Il demeure en selle pendant environ 30 à 45 minutes lorsqu’il pédale en direction de l’école Saint-Jean-Bosco, mais il lui faut deux fois plus de temps pour revenir à la maison à cause des montées qu’il doit affronter au retour.

Pour s’assurer que les automobilistes le voient bien, il roule avec des lumières installées à l’avant ainsi qu’à l’arrière de sa bicyclette. Il porte de plus un « gilet jaune » de sécurité et un casque.

« J’ai toujours le goût de partir à vélo le matin, confie M. St-Louis. Par contre, j’avoue que le soir c’est parfois plus dur, surtout quand il fait noir très tôt comme à cette époque-ci de l’année. La glace et le vent sont également des choses qui me convainquent parfois de passer mon tour », explique-t-il.

Stéphan St-Louis affirme que son projet suscite de l’intérêt tant chez les élèves, leurs parents que parmi les enseignants. « C’est un exemple d’effort et de persévérance. Les plus jeunes de l’école embarquent beaucoup. Ils sont impressionnés et aiment bien le côté activité physique de l’affaire. Pour leur part, les parents m’encouragent. »